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L'histoire d'Arya

Publié le par Podencostory

Ma podenca à moi s'appelle Arya. Elle avait 8 mois quand je l'ai adopté et avait été prise en charge par l'association ADAANA, qui l'avait placé en famille d'accueil en Espagne. Son arrivée s'est faite tout naturellement, toute la famille a d'emblée adopté cette drôle de belette aux grandes oreilles.

L'histoire d'Arya

Arya ne fait pas partie de ces chiens traumatisés par leur vie antérieure mais elle garde en elle une réserve, une sorte de distance avec les choses et les gens qu'elle ne connaît pas. Elle sait en revanche se livrer avec beaucoup de délicatesse, presque de la pudeur auprès de ceux qui lui sont proches.

L'histoire d'Arya

On parle d'elle comme on parlerait d'un être humain car c'est un peu ce qu'elle est, elle a ce petit quelque chose que les autres n'ont pas si ce n'est les autres Podencos, quelque chose de propre à leur race, à leur histoire. Vivre avec Arya c'est passer beaucoup de temps à observer, réfléchir, croire qu'on comprend ce qui se joue devant nos yeux et se rendre compte qu'on faisait fausse route, se remettre en question et goûter aux joies de la vie avec un être exceptionnel.

L'histoire d'Arya

Cela fait plus de 4 ans qu'elle illumine nos vies de sa présence à la fois discrète et solaire, qu'elle squatte sans vergogne tous les supports moelleux de la maison et fait leur fête aux mulots du jardin, qu'elle arpente la campagne à nos côtés, goûtant désormais au plaisir des longues promenades sans laisse avec ses amis à deux et quatre pattes et qu'elle m'inspire chaque jour de par sa dignité et son allure.

Aurélie

L'histoire d'Arya

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Ice, notre histoire

Publié le par Podencostory

J’ai regardé ta photo sur le site de la SPA d’Hermeray pendant 3 semaines avant de me décider à aller te voir, tu t’appelais D’jerba.

Ice, notre histoire

Ton boxe était l’un des derniers de l’allée, tu le partageais avec un petit griffon fauve, tu n’as pas bougé à mon passage. J’ai été au bout de l’allée et je suis repassé devant ton boxe, là non plus tu n’as pas bougé, pas aboyé.

Je suis retourné au bureau, j’ai discuté avec Carine pour préciser ma demande, en clair je cherchais une glu. Carine n’a pas hésité c’est D’jerba qu’il vous faut. Nous sommes allés nous promener, faire des câlins, tellement calme, tellement douce dans ses yeux verts gris et finalement le lendemain je suis revenue te chercher.

Xpodenco voilà ce qui était écrit sur ton carnet de santé à la SPA de Hermeray. Ma première réaction a été Ponden koi ? Je n’étais pas venue chercher un chien de race, je voulais un compagnon, un confident, une moitié, un ami.

Sur internet, j’ai plongé dans l’univers des podenco et donc des galgos aussi….

Ice avait 9 mois à notre rencontre en juillet , elle était arrivée de fourrière en mars, non identifiée. Je ne connais pas son histoire, je ne pense pas qu’elle ait connu l’Espagne, elle avait juste très peur des hommes.

Je travaillais sur un haras, j’ai joué la confiance, je l’ai lâché dès le premier jour et merci Carine c’était bien une glu !!!!

Itinérante professionnellement, Ice suit partout!

Ice, notre histoire
Ice, notre histoire

Ice surtout s’adapte à tout, mais une consigne toujours trouver une solution pour ne pas mettre ses fesses par terre !!!!

Ice, notre histoire
Ice, notre histoire
Ice, notre histoire
Ice, notre histoire
Ice, notre histoire
Ice, notre histoire
Ice, notre histoire

Bien sûr comme tous les podencos elle est à la fois super active et super calme. Aujourd’hui, nous vivons sur un domaine de 28 hectares, Ice aime ses potes (7) et son chat, se rouler dans la boue, faire son tour du Domaine, embêter les chèvres et se dorer au soleil ….

Ice, notre histoire
Ice, notre histoire
Ice, notre histoire
Ice, notre histoire
Ice, notre histoire

Ma vie sans elle n’est pas envisageable, elle est la confiance, la douceur, la sureté, la fidélité …

En clair c’est une vraie podenca …

Guilheme, adoptante d'Ice

Ice, notre histoire

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Estrella

Publié le par Podencostory

Je m’appelle Estrella, je suis une Podenca, j’ai environ 7 ans… Le début de ma vie ressemble à celles de milliers de chiens en Espagne, mais je vous écris surtout pour vous dire combien j’aimerais que ces milliers de chiens cessent de mourir dans l’indifférence. J’espère que mon histoire vous touchera et que ce témoignage ne restera pas inutile…

L’Espagne, c’est mon pays. Mais, dans mon pays, on nous considère comme un objet, on nous utilise, puis on nous jette… J’ai vécu les trois premières années de ma vie dans une réhala. J’étais une reproductrice, mon estomac était vide, mais mon ventre était toujours rond et plein de bébés qu’on m’arrachaient ensuite…Et puis un jour, je me suis retrouvée seule, je ne savais plus où aller, j’avais faim, j’avais soif,j’avais peur, j’avais mal, j’aurai voulu mourir… A bout de force, je me suis étendue sur le bord d’une route, je n’irai plus nul part. J’ai posé ma tête sur le sol, je voulais regarder une dernière fois le ciel, mais tout est devenu blanc et mes yeux se sont fermés…Je ne sais plus combien de temps je suis restée là, mais le destin m’a sourit, des humains ont croisé mon chemin, ils m’ont emmenée, ils se sont occupé de moi, mon corps a reprit quelques forces, assez pour qu’ils décident alors de m’emmener dans un refuge, à Teruel…C’est là que j’allais passer mes trois prochaines années…

Estrella

La vie n’était pas facile, mais c’était mieux qu’avant. Les humains me terrorisaient. Je n’avais qu’une amie ; elle s’appelle Reyes, elle était douce et patiente avec moi, elle venait régulièrement me chercher et nous nous promenions autour du refuge. C’est un endroit isolé,un peu vallonné, couvert de terre rouge. J’aime beaucoup Reyes, c’est la première humaine qui m’a aimée. Elle me caressait, m’embrassait… C’était tellement nouveau pour moi, c’était si doux… Je l’attendais tout le temps…Les jours passaient au fil des saisons, certains de mes amis partaient, d’autres arrivaient…Je me souviens de ce jour, c’était fin novembre. Il faisait si froid, la neige commençait à tomber et le vent me glaçait… Je l’ai vu arriver, il boitait un peu. Il était grand et maigre, son regard était de jade, un peu fuyant, sauvage. Il m’impressionnait beaucoup. Aussi quand je compris que nous allions partager le même enclos, mon coeur s’est mis à battre un peu plus fort… Mais Travis était gentil, nous nous réconfortions mutuellement, j’étais très attaché à lui. Nous avons ainsi passé trois mois ensemble…Et puis ils sont arrivés, ce jour où le vent hurlait si fort. Ils étaient deux, un homme et une femme. Ils avaient l’air gentil, mais ma gorge s’est nouée quand j’ai compris… Ils ont attaché une laisse au collier de Travis, derrière les grilles, je les ai vu s’éloigner, les yeux rivés sur lui, je l’ai vu disparaître…Il avait trouvé une famille… Pour moi, ce serait plus difficile, j’étais trop trauma, les bénévoles du refuge voulaient une famille « particulière »…Les jours passèrent. Le soir, je me couchais en pensant à lui, où était-il, était-il heureux ?Nous étions en octobre, le soleil était chaud et la lumière flamboyante sur la terre rouge des collines… J’avais une sensation étrange, depuis quelques jours Reyes était triste, elle me parlait beaucoup, ses yeux brillaient… J’ai vu une dame avancer vers moi. Elle me souriait, je crois. Je ne voulais pas la voir, alors j’ai fait le noir dans mes yeux, le vide dans ma tête comme quand j’ai très peur. Je me suis écrasée sur le sol en détournant mon regard, mais elle a continué d’avancer vers moi et s’est accroupie… J’avais si peur, mes griffes s’enfonçaient dans la terre, je sentais qu’on allait m’emmener, je ne voulais pas… J’aurais voulu mourir…Soraya, une des bénévoles du refuge, m’a soulevée. Je me suis retrouvée à l’extérieur de mon enclos, de ma maison. Je me suis recroquevillée sur le sol, j’avais une laisse, je ne pouvais pas fuir, je tremblais … Je crois que la dame s’est éloignée de moi. C’est alors que je l’ai vu…Il était grand, son poil avait tellement poussé, il n’était plus maigre, il ne boitait plus, il avançait vers moi, il était encore plus beau que dans mes souvenirs… Je n’ai pas compris, tout à coup mon corps est parti tout seul, en courant vers lui… Nous sommes restés un moment à nous promener entre les arbres, sur les collines, puis nous avons rejoint Reyes…Elle souriait...

Estrella

Avec la dame, elles se faisaient des gestes pour se comprendre, parfois leurs regards s’immobilisaient dans un silence, je crois qu’elles se comprenaient bien au-delà des mots…Le temps s’est arrêté un peu, Reyes pleurait dans les bras de la dame… Alors, je suis montée dans la voiture, allongée près de Travis, je crois qu’il me souriait… Il m’impressionnait la route a été longue…

Estrella

Je quittais mon pays, j’avais peur, les questions se bousculaient dans ma tête… Je pensais à ce que certains nous racontaient le soir dans les box : des histoires merveilleuses et incroyables, de chiens qui vivaient dans des maisons, avec des humains qui prenaient soin d’eux, qui les aimaient… Je crois qu’ils appelaient ça une famille…

Estrella

Estrella

Aujourd’hui, Estrella est avec nous depuis un an et demi. A l’époque, nous voulions adopter une petite Pod, mais nous ignorions l’histoire de ces deux-là. Nous cherchions « une compagne » pour Travis.

Estrella

J’avais publié un post sur fb et, un jour, j’ai reçu une photo d’Estrella avec ces quelques lignes de Teruel : « Elle était si triste quand Travis est parti.» Vous connaissez la suite…Que dire d’Elle… C’est un être d’une douceur et d’une gentillesse démesurée.

Estrella

C’est un concentré d’amour, ça coule en perf dans ses veines, c’est inné. C’est une mère dans l’âme,elle vous happe et vous entraîne dans un monde où tout n’est que tendresse et bonté. Elle a pourtant vécu la haine et la violence d’une vie de misère. Mais les animaux ont cette faculté incroyable de pardonner ce qu’il y a de plus bas dans notre « humanité ». Sans jugement, avec une grandeur d’âme que nous devrions bien souvent prendre en exemple. Elle n’oubliera jamais, elle a été brisée, encore très traumatisée, elle trouve toutefois la force de croire en nous et quand elle s’abandonne sous les caresses, c’est toujours un moment intense et très émouvant pour moi, elle m’envoie toute sa vie, sans retenue, en plein cœur…

Estrella

Merci à mes chiens d'être là

Isabelle

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Mon histoire de pods

Publié le par Podencostory

Je suis bénévole, famille d'accueil et vice présidente d'une association de protection animale avec laquelle nous essayons chaque fois que possible de sauver des chiens espagnols. De nombreux pods sont passés par ma maison en accueil, tous auraient pu rester puisqu'à chaque fois c'est une histoire merveilleuse qui commence et qui même si la vie nous sépare, ne s'arrête jamais. Et puis un jour, Solete est arrivé, il y a à peine plus d'un an.

Mon histoire de pods

Tout a commencé lorsque nous avons reçu les photos et descriptifs des chiens en danger, principalement par sur population dans le refuge et donc obligation d'euthanasie. Et là, je vois ce petit bonhomme au regard si triste, un croisé galgo/podenco, jeune, d'une maigreur effrayante et en grande détresse suite au décès de sa compagne de box.
J'étais déjà engagé sur l'accueil d'un podenco andalou ( en vue de son adoption) mais en voyant la photo de Solete, impossible pour moi de le laisser plus longtemps dans ce box. J'ai donc décidé d'accueillir Solete et Cholo , le podenco pour qui je m'étais déjà engagé. 2 pods à la maison , de toute façon ça n'allait être que du bonheur.

Puis ils sont arrivés, après plusieurs semaines d'attente. Solete est grand , plus grand que je ne pensais, très maigre mais d'une tendresse immense et il nous a adopté instantanément. Quel bonheur de l'avoir avec moi mais c'est un accueil et je dois lui trouver une vraie famille.
Les jours, les semaines, les mois passent et Solete nous entoure de son aura bienfaitrice, de son amour et nous amuse par son espièglerie. Petit à petit, je me rends compte que l'amour qui nous lit grandit et s'affirme.
Je commence par laisser partir Cholo, adopté dans la même famille que sa sœur,et me retrouve en tête à tête avec Solete, qui est devenu mon trésor.
Après 7 mois d'accueil, une vie l'un sans l'autre n'est plus envisageable, Solete est adopté et chaque jour est un bonheur.

Mon histoire de pods

A la fois podenco et galgo, il a prit le meilleur de chaque race. J'aime son incroyable douceur. Sa façon de venir s'assoire à côté de moi dans le canapé et de poser sa patte sur mon épaule tout en me regardant dans les yeux avec tout l'amour du monde, puis de se lover contre moi.
J'aime ses moments de folies, où il saute dans tous les sens, espérant trouver un compagnon de jeux parmi ses vieux copains canins, qui , la plupart du temps, le regarde d'un air ahurit.
J'aime quand on joue ensemble, je lui murmure des choses à l'oreille et il me grignote le menton en réponse.
Souvent , il décide de dormir avec une de mes filles la nuit, il est toujours le bienvenu, et d'autres soirs il préfère son panier.
J'aime sa sociabilité, il aime tout le monde ( sauf les chats) et s'est intégré à ma meute sans aucun soucis et quand de nouveaux accueils arrivent, il n'y a jamais aucun problème avec Solete.

En balade, c'est plus compliqué, il aime la liberté et souvent s'échappe pour revenir de lui même, que de frayeurs parfois.

Solete, c'est ma merveille , mon trésor , ma vie.
D'autres podencos viendront encore en accueil, et j'espère un jour pouvoir lui offrir un copain ou une copine pod, car même s'il joue volontiers avec les autres chiens, il se passe vraiment quelque chose de spécial quand 2 pods se rencontrent. Ils se reconnaissent en tant que pod, je ne sais pas exactement ce qui se passe, mais je n'ai jamais vu ça avec d'autres chiens ( à part les galgos). Les parties de jeux puis de câlins entre podencos, c'est un spectacle dont je ne me lasse pas.
Malgré les diffusions d'adoption pour Solete, pendant plus de 6 mois, personne n'a jamais voulu de lui , mais je sais aujourd'hui que c'est simplement parce que la vie nous a réunit, il ne devait aller nulle part ailleurs que chez nous.

Chaque podenco qui est passé à la maison a été une histoire indélébile, une empreinte d'amour profonde de la part de ces êtres de lumière , qui me donne parfois envie de hurler de rage quand je vois ce que certains êtres immondes leur font.
Un podenco ce n'est pas un chien, c'est un bienfait pour sa famille, un soleil, un être de lumière.

Patricia

Pour découvrir l’association 100toits

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Gaby ma podenca

Publié le par Podencostory

Je ne connaissais pas les podencos avant d’avoir rencontré Gaby, ma charmante Podenca que j’ai maintenant depuis 3 ans.

Gaby ma podenca

C’est une chienne joyeuse, très affectueuse, qui demande souvent des câlins. Elle adore mettre sa tête contre moi, et là on pourrait y rester des heures tellement on est bien.

Gaby ma podenca
Gaby ma podenca
Gaby ma podenca

Gaby est très joueuse, avec sa balle ou des peluches. Elle est capable de les lancer et de les rattraper. Eh oui elle joue même au foot.

Gaby ma podenca

Lorsqu’on se promène dans les bois ou sur les bords de Seine, Gaby est toujours sans laisse, mais je ne risque pas de la perdre. Elle se retourne souvent pour s’assurer que je suis toujours là. Avec mes fils elle dévale les pentes, court comme une gazelle, elle peut faire des bonds impressionnants par-dessus des troncs d’arbre ou faire des parties de cache-cache. Elle fait toujours l’admiration des promeneurs. Lorsqu’elle croise un autre chien, c’est le jeu assuré, aucune agressivité. Elle s’approche voir si le copain veut jouer. Si non, elle continue son chemin.

Gaby ma podenca

C’est une chienne adorable, intelligente, qui donne beaucoup d’amour, et qui nous parle avec ses beaux yeux amandes. Gaby comprend beaucoup de choses. C’est une chienne patiente et très attentive à tout ce qui l’entoure.

Gaby, c’est un grand bonheur au quotidien ! Elle fait partie de la famille.

Gaby ma podenca

Eh oui c’est moi Gaby, qui vous regarde. Après des années de galère, je suis heureuse et je vous dis….les podencos on est des chouettes chiens.

Gaby ma podenca

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Travis

Publié le par Podencostory

Il était une fois l’histoire non extraordinaire d’un grand Pod nommé Travis…Tout a commencé par une photo diffusée sur fb, parmi des centaines de Podencos à l’adoption, mon cœur s’est figé sur lui…Je suis tombée en amour pour ce regard, ce visage, cette aura.

Travis

A l’époque, je ne connaissais rien des Podencos et je n’envisageais pas vraiment de refaire ma vie avec un chien. Mais l’appel fût si fort qu’il nous mena jusqu’en Espagne, dans ce petit refuge de Teruel où Travis vivait depuis quelques mois. Ce voyage fût sans doute le plus beau et le plus émouvant de ma vie. J’avais rêvé la rencontre des dizaines de fois dans ma tête et, sur la longue route qui me menait à lui, j’essayais de canaliser toute cette émotion en me promettant de ne pas pleurer.

Travis avait été trouvé errant et blessé. Après plusieurs interventions chirurgicales, l’équipe vétérinaire avait réussi a sauvé sa patte arrière, c’était en novembre. Le 7 février, je traversais l’enclos du refuge et l’apercevais enfin derrière les grilles, immense et décharné, un brin sauvage, inapprochable et magnifique.

Travis

Nous passâmes notre première nuit à l’hôtel, avec Travis complètement dans sa bulle, projeté dans un autre monde, dans la chaleur de cette chambre, lui qui passait ses nuits dehors sous un abri de fortune, ouvert au vent glacé de l’hiver… Le lendemain, en regardant sa patte, j’aperçus une plaie au niveau du genou ; la broche avait bougé et commençait à sortir… Il fût donc réopéré, afin de retirer la broche. Il dormit pendant deux jours la tête posée sur mon pull sans manger, sans boire, sans faire ses besoins. Enfin, il céda pour quelques tranches de jambon… Deux jours plus tard, nous repartions avec notre précieux chargement.

Travis

Travis était enfin à la maison…Il était très calme, me suivait partout, à distance. Je ne pouvais pas encore le toucher, il ne supportait pas la proximité, encore moins le contact de la main, gardant un périmètre de sécurité. Le cercle allait vite s’ouvrir entre lui et moi. C’est avec la brosse que je tentais les premiers contacts, qu’il accepta. je lui parlais beaucoup, j’attendais…Trois jours plus tard, je glissais ma main sous la brosse, il ne bougea pas… J’étais heureuse ! Une semaine plus tard, je tentais un bisou, sur la patte, il n’acceptait pas encore mon visage trop près du sien… Il me faudra attendre encore une dizaine de jours pour l’embrasser…

Il mettra un an et demi à accepter que Franck (mon homme) le caresse…

Aujourd’hui, Travis est avec nous depuis 3 ans…

Travis

Que vous dire de lui sans déraisonner…

C’est un être passionnant, atypique, mystérieux, sauvage et aimant. Il a su retrouver toute sa personnalité, il s’est adapté avec beaucoup d’intelligence, de réflexion, d’efforts et de ténacité. Certes, il n’est pas tout à fait un chien « normal » ; il est bien plus que cela. Il ne me fait jamais la fête quand je rentre, il me regarde, il m’attend et me lèche les mains pendant dix minutes. Il a une totale confiance en moi depuis le début, il s’est toujours laissé soigner, y compris pour sa plaie, je lui ai même retiré les points sans qu’il ne bouge.

Il ne demande jamais rien, je ne lui demande jamais rien non plus, tout se passe naturellement. A peine deux mois après son arrivée, nous l’avons lâché dans la forêt, il nous suivait, au loin sur les hauteurs, un peu comme le font les loups…Il n’a jamais fugué, parfois chassé en nous ramenant deux pauvres petits marcassins.

Travis

Il dort beaucoup, est incroyablement calme, il médite parfois de longues minutes, le regard ailleurs tout en nous fixant. Il n’aime ni la pluie, ni le vent, ni le soleil de l’été…Il est très détaché des autres chiens et des humains en général, c’est un solitaire…

Travis, c’est la pudeur des sentiments, c’est un grand amoureux, tendre et parfois jaloux. Il veille sur moi à la manière des grands sages et c’est un immense bonheur de partager et d’enrichir ma vie avec lui…

Travis

Depuis un an et demi il vit avec une petite Podenca, dont je vous raconterai bientôt l’histoire…

Travis

Vous l’aurez compris, ce récit est un récit d’amour… Aussi, je voudrais que les gens comprennent que ces chiens ne sont pas des chiens, mais des Pods. Allez les chercher comme on part à la quête d’un trésor, les traumas peut-être plus que les autres… Ils ont une richesse intérieure que je n’aurais jamais soupçonnée …

Rendez-vous heureux, adoptez un Pod.

Travis

Un petit complément (par Franck)

Je n’ai pas une histoire aussi passionnée avec Travis que la relation qu’Isa a su liée avec lui. J’ai même mis du temps à comprendre et accepter ce lien si fort qu’ils ont tous les deux. Avant de rencontrer Travis, je ne connaissais moi non plus pas les pods. Je n’avais d’ailleurs pas réellement partagée ma vie avec un chien (hormis durant mon enfance). C’est bizarre au départ un chien trauma. Heureusement, Isa m’a montré et expliqué. Je ne pouvais pas l’approcher, pas réellement non plus lui parler. C’est comme si je n’existais pas pour lui. Je me souviens d’une fois où j’étais seul avec lui. J’avais envie d’aller le promener. J’ai essayé de lui mettre son harnais pendant une heure… en vain. J’ai compris que c’était lui qui viendrait à moi, avec du temps, de la patience et de la bienveillance. Il a pris effectivement son temps !

Isa a su lui permettre d’évoluer et un jour, il a accepté de jouer avec moi. Il tient dans sa gueule une corde et je tire de mon côté. Peu à peu, au cours de ces petits jeux, je me suis approché de lui, en imitant son comportement, en grognant, en faisant semblant de tirer la corde moi aussi avec mes dents, en le laissant régulièrement gagner… jusqu’au jour où il a accepté que ma tête soit contre la sienne… A partir de ce jour, j’ai pu l’approcher, le caresser, l’embrasser. Alors, je n’ai sans doute pas cette relation passionnée qu’Isa a avec lui, mais cette relation qui s’est nouée petit à petit n’en est pas moins belle pour moi. Il n’est peut-être pas un chien « normal » comme dit Isa, mais c’est un chien d’une présence immense.

Isabelle et Franck

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Jara, ma podenca campanero

Publié le par Podencostory

Bonjour, je vous présente ma crème de Pod, ma Jara qui partage notre vie depuis un an. Jara est une Campanero magnifique, elle a des yeux oranges très expressifs. Quand elle vous regarde, vous sentez tout l'amour qu'elle a pour vous. Elle a a 5 ans.

Jara, ma podenca campanero

C'est une pure merveille, une chienne parfaite qui s'est facilement intégrée a ma meute (2 Galgos et un croisé Staf + 3 chats) ,

J'ai découvert les Pods lors de covoiturages et je suis tombée amoureuse de ces chiens tout aussi gracieux que les Galgos.

Ma Jara est une crème de douceur, un pot de colle qui sait se faire aimer, elle est très intelligente, et comprend tout en un clin d'oeil.

Elle est calme, et a des moments de folie. Elle me fait rire quand elle fait des petits bonds comme un renard, dans son jardin, la truffe constamment collée au sol, une chasseuse, curieuse de tout.

De tous les chiens que j'ai eu Jara est la plus merveilleuse, la plus tendre, la plus douce, un vrai bonbon.

Jara, ma podenca campanero

Elle a une classe folle mème si elle adore se frotter sur des choses improbable et qu'elle revient toute sale en te regardant d'un air de dire "ben quoi ?"

Jara, ma podenca campanero

Elle est du style ébouriffé! J'ai beau chercher, je ne lui trouve aucun défaut. Moi qui ne jurais que par les Galgos, je peux vous dire que Jara ne sera pas la seule Pod dans la famille!

Ce sont des chiens merveilleux et quelle classe, quelle prestance !

Jara, ma podenca campanero

Pat, adoptante de Jara

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Histoire d'une podenca

Publié le par Podencostory

Bonjour à tous,Je viens vous raconter ma petite vie.....Je suis douce, délicate, intelligente, une Merveille!

Histoire d'une podenca

Un jour, une étoile s'est mise à briller pour moi.... Pourtant ce n'était pas gagné, j'ai erré, affamée dans les collines au nord de Jaén, petite Podenca pas vraiment motivée par la chasse, l'horrible galguero m'a laissée... Consuelo m'a trouvée, a pris soin de moi, toutes les bénévoles de mon refuge m'ont beaucoup aimée, je vous l'ai déjà dit, je n'ai que des qualités.... Mais j'étais invisible ! Comme la plupart des Podencos.... L'association Lévriers du Sud a décider de me prendre en charge, j'avais une marraine qui envoyait un petit soutien pour moi régulièrement, mais j'étais toujours invisible ! Deux années, deux très longues années à attendre... Attendre quoi, je ne savais pas..... Je ne connaissais rien.... Un jour, une humaine a vu sur Actuanimaux une petite Podenca handicapée, elle s'appelle Isil ( merci Isil !!!! Tu es mon ETOILE !!!!) amputée d'un patte.... Cette humaine est angoissée, donc une petite Podenca qui n'aurait pas l'idée de sauter les clôtures, ce serait rassurant....Dossier d'adoption validé, multiples entretiens avec les responsables de l'association pour que l'arrivée de petite Isil se fasse en sécurité etc etc..... Mais, mais.... La famille d'accueil qui a suivi Isil pendant les soins pré et post-opératoires ne peut se résoudre à laisser partir la petite Merveille et demande son adoption. Mon humaine comprend.... Et reporte son choix..... SUR MOI !!!!!!!! Je ressemble beaucoup à Isil !!!! Et je suis invisible !!! Dossier validé !!! J'ai donc pris le camion du Bonheur..... Mais je ne savais rien, je ne connaissais rien.....De nouveaux bruits, un nouveau lieu, une maison pleine de chats, j'étais très troublée...

Histoire d'une podenca

Mes humains m'ont laissée tranquille, j'étais une petite crevette perdue.... Je sentais bien qu'ils étaient tristes de me voir comme çà. Ils ont mis en place tous les bons conseils de l'association, je sortais dans le jardin pourtant bien clôturé, attachée 2 points. J'étais toujours avec eux, ils grondaient même les autres poilus de la maison à voix basse pour ne pas me faire peur.... Ils m'ont trouvé une nourriture adaptée, au début je ne voulais pas manger..... Maintenant j'ai pris du poids, des muscles et un beau poil brillant. Petit à petit j'ai pris ma place dans la tribu et désormais j'ai le rôle le plus important de ma vie, défendre mon territoire et protéger mon petit monde. J'aboie ! Je grogne ! Touche pas à ma maison ! J'ai bien changé !!!!

Histoire d'une podenca
Histoire d'une podenca

Quand il pleut : je ne sors pas, quand il y a du vent : je ne sors pas ! C'est moi qui décide !!!!

Histoire d'une podenca

Je ne lève pas avant 10 h et mon humaine attend pour faire le ménage dans la chambre, c'est moi qui décide aussi !!!!! Mes humains disent que je suis un chat dans un corps de chien. Mon plus grand BONHEUR, c'est quand elle me couvre pour la nuit : je pousse un soupir-ronronnement de plaisir et de bien-être...

Histoire d'une podenca

Thaîs

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Dala

Publié le par Podencostory

Dala

Dala, petite croisée podenca arrivée en Belgique il y a trois ans. Je partage le canapé, le transat etc... Avec ma maitresse.

Dala
Dala

Tout n'était pas comme ça au début, j'ai du apprendre que je pouvais manger á mon aise sans surveiller mes arrières, apprendre que je pouvais passer devant les pieds des gens sans recevoir des coups de pied au passage, etc.... Il a fallu le temps.... J'ai aussi trois petits maîtres qui sont fous de moi et avec mon regard langoureux ils craquent chaque fois .

Dala

Je suis gâtée au possible, je ne lâche pas ma maitresse d'une semelle...... Je suis la goûteuse officielle, la testeuse de canapé et du transat, de la nouvelle couverture du divan, la nouvelle paysagiste du jardin c'est moi!

Dala
Dala
Dala

15.30 je saute sur l'appui de fenêtre car les petits vont rentrer de l'école, pas besoin de montre , je suis aussi annonceuse officielle de visites à la maison.

Ma maman m'appelle ma perle de douceur, mon Coeur de beurre, pépète, nougat tendre et j'en passe et elle dit que je suis la plus belle et la plus douce, et mes petits maîtres disent la plus belle du monde.......

Dala
Dala

Voilà je crois que je me suis bien adaptée au confort après avoir vécu la misère. Adoptez mes compagnons de misère et vous n'en serez que charmés

Dala

J'aimerais aussi mettre un petit mot pour sa maman d'accueil.

Dala est sortie d'urgence du refuge pour sa sécurité et cela a été possible grâce à Véronique sa FA, une personne merveilleuse sans qui elle ne serait peut-être plus là. Il faut donc souligner l'importance des familles d'accueil, c'est un investissement émotionnel, en temps, en kms, en tout et sans les FA beaucoup ne seraient plus de ce monde,

Catherine

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La Folliculite murale lymphocytaire isthmique

Publié le par Podencostory

Ça ressemble à la Leishmaniose, ça a les symptômes de la Leishmaniose, mais ce n'est pas la Leishmaniose. C'est une pseudo folliculite murale lymphocytaire isthmique rappelant la pelade de Brocq.

Ou comment une petite podenco poilue se retrouve en moins d'un an avec la moitié du pelage disparu et le reste clairsemé.

L'histoire de Java :

Adoptée en Mars 2015 alors qu'elle se trouvait au refuge de Perrikus en Espagne, Java est une croisée podenco à poils durs, en bon état de santé.Dans les deux mois qui ont suivi son arrivée en Normandie, le poil de Java pousse, sans doute la conséquence de la stérilisation .

La Folliculite murale lymphocytaire isthmique

Début septembre, je constate qu'elle présente un trou dans son pelage, circulaire et sans blessure ou piqure apparente au niveau du coup. J'en profite pour consulter auprès d'un nouveau vétérinaire qui pratique les médecines douces. Elle diagnostique une allergie suite à une piqure de puces.

Je modifie également la nourriture de Java et j'opte pour une alimentation à base de saumon.

Au bout d'un mois, je remarque que le pelage devient clairsemé au niveau de l'intérieur des pattes et qu'elle a des abrasions autour des yeux. De plus, ses griffes poussent très rapidement et son poil noir est devenu gris et terne. Bien qu'ayant déjà été testé négative pour la Leishmaniose, je demande un deuxième examen. La vétérinaire penche aussi pour cette hypothèse.

Cependant il s agit un test rapide et donc peu fiable. Il est négatif.

La Folliculite murale lymphocytaire isthmique
La Folliculite murale lymphocytaire isthmique

En novembre, je retourne donc chez mon vétérinaire habituel, au diable la médecine douce.

Il examine Java, dont le pelage clairsemé à l'intérieur des pattes se transforme en calvitie, qui gagne bientôt le ventre.

Il donne sa langue au chat (et pourtant c est un cabinet avec 3 vétérinaires ayant chacun des compétences) et me dirige vers un spécialiste en dermatologie.

La Folliculite murale lymphocytaire isthmique

En début d'année 2016, arrive le fameux rendez vous auprès du docteur CADOT (je donne son nom car c'en est un … de cadeau). Éminent dermatologue qui participe à des recherches au delà de nos frontières. Il examine Java et conclut que la leishmaniose est envisageable mais pas seulement. Après des examens des poils au microscope, il prescrit des examens sanguins pour recherche de la leishmaniose, erlichiose, autres maladies flippantes et une sérologie complète.

Retour chez les vétérinaires traitants qui effectuent tous les prélèvements. Les deux vétérinaires qui procèdent aux examens penchent aussi pour la leishmaniose : perte de poils, abrasions de la peau autour des yeux, griffes qui poussent anormalement vite, manque d appétit, apathie et comportement tristoune de ma Java.

Au bout de 3 semaines, tous les examens reviennent négatifs ou normaux. Il faut donc passer maintenant à la biopsie cutanée.

Nous sommes maintenant en février 2016, Java a perdu tout son poil sur l'intérieur des pattes, du ventre ; son poil est très clairsemé sur le poitrail, sur les flancs, au niveau du cou. Seule sa queue a été épargnée, elle est restée de couleur noire, à poils courts et durs.

Les biopsies sont effectuées, trois incisions : une sur le dos ou la chute des poils est moindre et deux sur les flancs où elle a quasiment tout perdu. Soit 15 points de suture, une jolie collerette, qui seront retirés quinze jours plus tard.

Février 2016 :

La Folliculite murale lymphocytaire isthmique

Je poste les biopsies pour le laboratoire d'anatomie pathologique de Toulouse. De nouvelles hypothèses sont ouvertes : alopécie des robes diluées, etc … des trucs pas sympas et souvent sans traitement.

Puis le 17 février 2016, les résultats :

Java souffre d'une pseudo folliculite murale lymphocytaire isthmique rappelant la pseudo pelade de brocq. Une maladie très rare sur laquelle il existe encore de nombreuses zones d'ombre : notamment son développement. Cependant, on sait certaines choses : la maladie est souvent provoquée par un traumatisme émotionnel comme un décès abandon, maltraitance, mais surtout elle se soigne rapidement et elle n'a pas d'incidence sur les organes.

Il s'agit d'une inflammation des follicules pileux et sans les biopsies, elle n'aurait jamais été diagnostiquée.

Deux traitements existent :

la cortisone, avec tous ce que l'on sait des conséquences sur le foie, les reins, etc mais très efficace

la ciclosporine, qui est utilisée chez l'homme pour éviter les rejets d'organe, mais d'une façon différente chez l'animal et surtout sans conséquence.

On optera pour un mix des deux, avec de la cortisone au départ et un générique du second (sur les conseils du vétérinaire car le traitement coute très cher. Soit deux mois de traitement en espérant que bientôt Java retrouve sa bouille de petite croisée poilue.

Si j'ai choisi d'écrire cet article, c'est en raison des origines de la maladie, nos chiens espagnols ont subi violences, maltraitance, abandon et même si cette maladie est très rare, elle peut en toucher d'autres. Il faut aussi ne pas s'arrêter parce qu'un diagnostic est négatif. J'aurais pu stopper tout une fois la leishmaniose écartée.

J'ai choisi de ne pas abandonner et de poursuivre les recherches grâce à une équipe de vétérinaires formidables et acharnés, malgré le coût des tests et autres visites, examens, etc. Parce qu'en adoptant Java, j'ai fait le serment de la secourir et de lui donner une belle vie.

Et puis, se retrouver “à poil” en Normandie, ce n'est pas une belle vie !

La Folliculite murale lymphocytaire isthmique

Sandrine

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