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Gwendal la belle campanero, martyre d'Espagne

Publié le par Podencostory

Gwendal la belle campanero, martyre d'Espagne

Depuis quelque temps, les médias, les réseaux sociaux parlent du sort des galgos, et il était grand temps, ces chiens sont sacrifiés, tués lentement, torturés, car en ne chassant pas ou mal ils déshonorent leur galguero enfin, leur tortionnaire, les galgas sont enfermées dans leur mouroir pour la reproduction intensive, peu nourries et souvent dans le noir.

Mais on entend moins parler des Podencos, à qui le même sort est réservé, ce sont des chiens magnifiques, gentils, affectueux, intelligents, tout comme les galgos.

Il en existe différentes races, mais si vous permettez, je vais vous parler de ma "Pod à moi", ma belle, ma douce, ma sensible, ma merveilleuse Gwendal (Wendy pour la maison) qui est une Podenca Campanera, ne cherchez pas dans les listes de races de chiens, elle ne s'y trouve pas, c'est une race locale de la région sévillane, c'est un lointain croisement avec un mastiff qui a donné des chiens avec un fort poitrail et une grande résistance.

Gwendal est entrée au refuge le 31 mars 2014 dans un état plus que catastrophique, cachexique, son corps n'était que plaies, très peu de poils recouvraient ce corps meurtri, les oreilles tranchées au couteau, les dents limées afin qu'elle ne puisse pas blesser le gibier (ces chiens-là chassent les sangliers, ils ne courent pas si vite que les galgos).

Gwendal la belle campanero, martyre d'Espagne

Marie-José, que je remercie infiniment, a été un des maillons de son sauvetage. Merci à la personne qui l'a signalée au refuge en la voyant au pied d'un arbre, mourante.
Gwendal a eu le courage et la volonté de se battre pour vivre avec l'aide des bénévoles du refuge de Cuenca.

Le 25 mai 2014, quand les portes du camion de l'Espoir se sont ouvertes à Mazarin, très émus, nous t'avons découverte enveloppée dans un manteau rouge que t'avait confectionné ta famille d'accueil espagnole, Inma merci à elle, tes yeux d'une profonde tristesse nous fendaient le cœur, tu étais encore bien maigre, pour nous tu étais déjà si belle !

Tu as beaucoup dormi les mois qui ont suivi ton arrivée même encore, tu as découvert un univers de douceur, de calme et bien sûr des copains et copines.

Tu étais très méfiante et peureuse, ton regard a changé maintenant, on y voit du bonheur.
Maintenant tu viens chercher les caresses, nous sommes heureux, même quand tu nous pinces les fesses pour jouer, coquine ! et, quand tu fais ta fofolle dans les flaques d'eau, nous t'aimons.

Depuis, parmi la meute, est arrivé un autre Podenco, un extraordinaire loulou.

Gwendal était négative leishmaniose au refuge, mais le test qui a été fait quelques mois plus tard s'est révélé positif donc un traitement a été mis en place, nous attendons le résultat du dernier test : nous croisons les doigts !

Ce texte sur Gwendal pour vous dire de ne pas hésiter à adopter un podenco, ce sont des amours sur pattes ou à adopter dans un refuge un chien quel qu'il soit, même leishmanien, maladie non transmissible aux humains et aux autres animaux.

texte que j'ai écrit il y a 3 mois pour ma belle qui est dcd depuis il y a 15 jours aujourd'hui

Gwendal la belle campanero, martyre d'Espagne

Catherine, adoptante de Gwendal

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L'adoption de Pedrin

Publié le par Podencostory

L'adoption de Pedrin

Pedrin est arrivé à la maison, en accueil, fin septembre 2014. Je venais de perdre ma chienne, Tessy, adorable épagneule âgée de 17 ans qui était dans ma vie depuis ses 3 semaines.

L'adoption de Pedrin

Je ne souhaitais donc pas adopter car j'aurais eu l'impression de trahir ma petite compagne mais j'étais partante pour accueillir un podenco. Cela faisait des années que j'allais sur les sites d'associations de sauvetage de lévriers et j'avais été séduite par les podencos. Je me suis donc proposée pour prendre Pedrin en accueil. C'était une urgence car sa famille ne souhaitait pas le garder.

Il n'avait pas eu la vie facile : abandonné par son maître espagnol, il avait été retrouvé attaché, en piteux état. il avait 2 ans environ. Puis il a passé une année au refuge avant d'être adopté en France. Il est resté 2 ans et demi dans sa famille. A 5 ans et demi, il découvrait un nouveau foyer, le mien.

Quand les personnes qui me l'ont emmené sont parties, il a pleuré pendant plusieurs minutes. Un nouveau repère qui disparaissait de sa vie ! Le pauvre était perturbé par tous les changements qu'il vivait. Pedrin est arrivé maigre (14 kg : il frôle les 18 kg aujourd'hui), abattu et sans poils à l'intérieur des cuisses et sur le poitrail. Je pensais qu'il allait rester définitivement "pelé" mais au bout d'un an ses poils ont commencé à repousser.

Pedrin n'était pas un chien peureux même si les portes et les bouteilles en plastique l'inquiétaient (encore aujourd'hui il hésite à pousser une porte et il s'éloigne si j'attrape une bouteille ou si le plastique craque) mais il n'avait plus confiance en l'humain.

A la maison, Pedrin s'est ouvert peu à peu mais il gardait une "distance" : il me jaugeait et de mon côté je le considérais comme un chien de passage mais pas comme "mon chien" ; même si je l'aimais beaucoup, il manquait ce petit plus qui m'aurait donné envie de l'adopter.

Pedrin est un très gentil chien, aucun défaut dans la maison : pas voleur, tranquille, doux, propre, reste seul sans faire de dégât mais dehors il a un instinct de chasse très prononcé.

Chats et moineaux sont ses principaux "ennemis". Quand il en aperçoit il a des poussées d'adrénaline qui lui permettent d'escalader le grillage et de grimper dans les arbres. Dans ces situations, Pedrin n'a aucun rappel : quand il passe en mode "chasse", il n'entend plus !

L'adoption de Pedrin

J'ai dû rehausser la clôture et mettre du grillage à poules dans mes arbres pour éviter qu'il ne passe entre les branches ! Une faille et il la trouvait ... J'ai failli renoncer à le garder en accueil tant c'était pénible par moment. Mais Pedrin avait tout de même de nombreuses qualités et de plus les adoptants ne se bousculaient pas ... J'ai donc persévéré.

Il a fallu plus d'un an pour que Pedrin me considère comme sa maîtresse. Il lui a fallu tout ce temps pour me donner sa confiance. Avant Pedrin m'ignorait presque quand il était dehors : il m'approchait rarement et il ne restait jamais à mes côtés. Le fait de me voir lui suffisait mais s'il ne me trouvait pas, il parcourait le terrain et la maison en tous sens jusqu'à ce qu'il m'aperçoive. Il ne recherchait pas le contact physique, tout le contraire de son comportement dans la maison où il a toujours apprécié les caresses. Par contre quand Pedrin se faisait mal ou avait une crise d'épilepsie, il venait aussitôt vers moi chercher du réconfort et des soins.

L'adoption de Pedrin

Il a 7 ans maintenant mais c'est toujours un chien énergique. Et il est devenu très gourmand : il adore le pain sec mais aussi lécher les pots de yaourt et les friandises pour chiens qu'il a longtemps dédaignées. Quant à son os de pot au feu, il l'adore ! Et ce qu'il apprécie énormément c'est de manger les croquettes que je lui lance aux 4 coins du salon quand il rentre à la maison. Il part à la chasse aux croquettes ! De fait, Pedrin s'est un peu arrondi : il pesait 14kg à son arrivée, 17 kg 3 mois plus tard et aujourd'hui, il doit approcher les 18 kg... mais il est heureux, c'est le principal.

Et un jour, j'ai senti que le lien s'était créé avec Pedrin, tout doucement, au fil des mois et que je ne pourrais plus le laisser partir. Pedrin était mon chien. Je l'ai donc adopté en mai dernier. Son errance est terminée. Il a trouvé son foyer pour la vie.

L'adoption de Pedrin
L'adoption de Pedrin

Valérie, adoptante de Pedrin

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