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Les vieux croûtons

Publié le par Podencostory

Depuis quelques temps, on vieillit...oui ça ne  fait pas longtemps pour nous :),  en tout cas qu'on s'en aperçoit. Comme si c'était arrivé d'un coup. Hop un matin, on est plus vieux. Logique vous me direz!

Je pense que cela fait ça à beaucoup d'entre nous, on ne s'aperçoit pas du temps qui passe...et un jour ça nous saute aux yeux.

Iris ma première podenca est maintenant vraiment sourde et ne fait plus semblant. Elle n'entend plus rien, ni la voix de sa mère... ni pour son plus grand malheur l'ouverture de la boite de gâteaux. C'est là tout le drame!

Elle a 12 ans, et 11 années avec moi! Ma première, ma précieuse Iris, celle qui m'a tout appris. Chienne à fort caractère avec les autres chiens, elle ne m'a pas épargnée. Et j'ai du me remettre en question et apprendre, apprendre très vite.

Iris qui entre ses problèmes d'arthrose et un AVC récent, est une vraie mamy maintenant.

Elle a des yeux de vieux chien, vous savez un peu tombants, et cet air à la fois fatiguée et serein des vieux sages.

Iris l'origine de tout! Une podenca extraordinaire qui m'a donnée envie d'en aider d'autres, d'en aimer d'autres.

 

Les vieux croûtons

Ensuite Dina est arrivée. 

Dina aujourd'hui va avoir 11 ans. N'a qu'un oeil de son petit nom ressemble maintenant à un gremlins mouillé! Elle est couverte de boules de graisses....Très esthétique ;)

Didi la fouine, ouhhhh j'en ai bavé quand elle était jeune! Une psychopod! Madame n'en faisait qu'a sa tête. 

Ce qui est bien avec DIdi c'est qu'elle est fidèle à elle même. Elle ne change pas, toujours aussi têtue et cabocharde! 

Même avec une canne, une patte en moins, sourde et aveugle, elle arrivera à ce qu'elle veut.

Une survivante cette Didi. Après avoir subi l'horreur en Espagne, elle a bien décidé d'en profiter de sa seconde chance.

 

Les vieux croûtons

Et puis il y a Carry,13 ans, la plus vieille mais en pleine forme. 

Carry la douce podenca, gentille avec tous, qui depuis toutes ces années ne veut qu'une chose, des câlins.

Une douceur qui vieillit aussi...

Carry larguée par ses ex adoptants parce qu'agressive....Ils ne lui ont pas laissé 3  jours pour s'adapter comment peut-on être aussi impatients et aveugles!?

Cette chienne est la bonté incarnée.

Les vieux croûtons

Et la petite Luisa, 11 ans! Qui en vieillissant donne de la voix et nous fait tourner en bourrique la nuit!

Luisette petite elfe. 

Née errante dans un village, ils ont dû s'obstiner pour l'attraper! Petite chienne sauvage qui a dû appendre la confiance. Tu es la seule qui a même essayé de me mordre, tu avais trop peur, pauvre petite misère.

Après des années, quand on la voit faire la fête à tous les gens qui passent, on peut le dire, bravo Luisa!

Tu as été sacrément courageuse et je sais que tu t'es fait violence parfois pour parcourir ce beau chemin vers nous,  les 2 pattes. Ces 2 pattes qui t'avaient tellement maltraitée et chassée!

Les vieux croûtons

Après on a le Ron ron,

Et ben, même lui, a 8 ans! Où va le monde?!

Ron, un podenco bien dans sa tête, facile à vivre et sympathique.

Un chouette chien à qui il a fallu laisser un peu de temps pour s'adapter, mais qui s'est révélé un merveilleux chien de famille.

Ron le chien médiateur apaisant et serein.

Ron atteint de leishmaniose qu'on couve afin de lui garantir de longues années avec nous.

 

Les vieux croûtons

Et puis Candy et Nova, les deux boulettes...qui vont aussi avoir 8 ans. C'est une blague c'est mes bébés! 

Elles, je ne m'habitue pas.

8 ans???? M'enfin, on nous vole!

Candy née en refuge et Nova balancée sur une route de France, tu n'avais que 2 mois mais déjà un grave trauma crânien. 

Il te reste un léger handicap, tu es lente, tu fais tout, tout doucement sauf la fête quand on rentre et lors des balades où tu cours telle Laura Ingalls dans sa prairie! Oreilles aux vents.

 

Les vieux croûtons
Nova qui a bien changé.....Si, si...c'est le même chien!  Cela s'appelle vieillir, oui c'est flippant! ;) Je vous épargne une photo de moi avant-après mais c'est un peu la même mutation..;)
Nova qui a bien changé.....Si, si...c'est le même chien!  Cela s'appelle vieillir, oui c'est flippant! ;) Je vous épargne une photo de moi avant-après mais c'est un peu la même mutation..;)

Nova qui a bien changé.....Si, si...c'est le même chien! Cela s'appelle vieillir, oui c'est flippant! ;) Je vous épargne une photo de moi avant-après mais c'est un peu la même mutation..;)

Et puis Zeus! On en parle! Cet ados attardé va avoir 7 ans! Non mais allo??!

Age mental: 6 mois mais dans un corps d'ours!

C'est le bébé de la maison, un gros nounours, un gros patapouf, un amooooouurr de rantanplan.

Zeus qui continue à  progresser, un peu plus chaque jour...Tous les traumas s'effacent même si ça prend des années. C'est toujours un petit miracle et un grand moment de voir la capacité inaltérable de progression de nos chiens.

Ils sont de plus en plus sereins, de plus en plus heureux...

S'il y a bien un truc que leurs bourreaux ne pourront jamais leur enlever c'est ça, leur résilience et leur capacité à refaire confiance. Les chiens ne vivent pas dans le passé, ils se concentrent sur ici et maintenant. Et leur logique de survivant fonctionne plutôt très bien! On devrait en prendre de la graine.

Le beau Zeus qui "se pissait dessus" quand on posait les yeux sur lui, nous le démontre chaque jour.

Les vieux croûtons

Et puis il y a la relève. Mais quelle relève! Ebro 5 ans, le podenco maneto de la bande.

Mi chien mi saucisse!

Le meilleur podenco du monde! Le petit pod parfait.

Ebro c'est la bouille à bisous :) C'est mon doudou, un chien qui est tellement bien dans ses pattes qu'il peut être de toutes les sorties, de toutes les activités.

Les vieux croûtons

Alors voilà, tout ça pour dire qu'on vieillit et si j'écris cet article c'est que ça me travaille, parfois cela m'attriste et parfois je suis si heureuse de notre chemin.

Cette joyeuse tribu, passe un palier, presque la moitié de mes chiens a plus de 10 ans. En tout cas 7 d'entre eux sont seniors.

Je me rends compte avec un brin de nostalgie de tout notre parcours ensemble, de tout ce qu'ils m'ont appris et donné.

Ma tribu m'accompagne depuis plus de 10 ans, je fais avant tout en fonction de leurs besoins et j'organise ma vie autour d'eux. Ma première adoption a été un podenco, et moi qui ne suis pas "race" cela a provoqué chez moi un désir profond de me battre pour les faire connaitre et les faire aimer.

Eux qui sont maltraités, mais aussi discriminés méritent tellement, comme tous les chiens du monde, le respect!

Adopter un chien c'est un chemin si  riche d'apprentissages et de partages.

Mes loulous, vous êtes encore là, enfin pour certains, car Maffy, Roxy et Lucien nous ont déjà quittés, mais  vous vieillissez tous...et moi aussi et je n'aurai un jour plus de meute, bien qu'au moins un duo de podencos partagera toujours ma vie.

Alors je voulais en profiter pour vous dire, à vous mes chiens, que notre lien est indéfectible. Mon seul lien indéfectible, je pourrai me lasser de tout, sauf de vous.

Avoir une meute ce n'est pas si simple. Même si je fanfaronne souvent ;)

En 15 ans de vie avec nos précieux, nos parcours évoluent, changent et sont jalonnés de ruptures. Mais quoi qu'il arrive, il faut faire face, car on est engagé envers son chien, envers ses chiens!

Un chien ne s'abandonne pas, un chien ne se donne pas! On doit le protéger et l'aimer jusqu'au bout. On est responsable de ce que l'on a apprivoisé. Pas de pas de coté, pas de pirouette, l'adoption est un engagement fort! 

Je serai là mes chiens, pour vous protéger et vous aimer jusqu'à votre dernier souffle, et même si vous perdre est à chaque fois plus douloureux, qu'importe l'issue du chemin, seul le chemin compte...

A bientôt 

 

 

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Le podenco fugueur et chasseur?

Publié le par Podencostory

Le podenco fugueur et chasseur?

Régulièrement, nous pouvons lire sur les réseaux sociaux que le podenco serait fugueur, ce qui ne manque pas de nous faire bondir! Il n'y a donc pas que le podenco qui fait des bonds! 

Fuguer c'est quoi:

Fuguer c'est partir volontairement de chez soi, c'est sauter sa clôture, son portail, profiter d'une porte ouverte pour s'enfuir.

Alors le podenco fugue-t-il?

Aucune race ne peut être définie comme fugueuse, il n'y a pas de gène de la fugue. Il y a par contre chez certains podencos, un ancrage profond de méfiance à l'égard de l'homme. La maltraitance subie et la peur de l'homme se transmettant même parfois à une portée de chiots tout juste nés. 

Alors, oui, la peur peut le faire fuir! Mais c'est souvent associé à un contexte d'arrivée dans sa nouvelle vie. Nos podencos ont été maltraités,et le contact à l'humain peut être source d'angoisse et d'anxiété. Ils ont souvent survécu en Espagne justement car ils se montraient méfiants et ne s'approchaient pas de l'homme. Abandonnés, ils ont du faire les poubelles des villages et en ont été chassés à coup de pierre, de pieds et souvent pire! 

N'importe quel chien peut fuguer, par peur, par opportunité, par exemple pour rejoindre son maître etc...La race n'a rien à voir là dedans! 

Que peut-on faire?

Le temps d'accueil est essentiel. C'est souvent les premières semaines que les drames arrivent. Donc, il  est indispensable de prendre du temps. Pas besoin, sauf si vous êtes en appartement, d'aller balader votre podenco en extérieur les premiers jours. Laisser lui le temps de s'acclimater à la maison et à vous.

Pour les sorties au jardin, même si vous avez 1,80 m de clôture, mettez une longe les premiers jours, cela sécurise tout le monde et vous permettra de l'observer et de repérer ses comportements. Longe-t-il les murs? Regarde-t-il en l'air pour repérer des passages? Cherche-t-il à rentrer dans la maison s'il a peur? Autant d'observations qui vous permettront de savoir si vous pouvez le détacher dans votre terrain rapidement ou non. Pour la plupart des podencos, c'est une histoire de 2 jours à 15 jours maximun donc facile à gérer! 

Nous pouvons "résumer" le podenco en trois type à l'arrivée : Le confiant, le craintif et le trauma. Dans la réalité chaque podenco est différent, et ses réactions sont multiples. Donc quand on accueil un chien, on l'observe. 

Le podenco confiant, à qui il faudra faire attention mais qui prendra vite ses marques et donc le mot d'ordre doit être: éducation. Si vous adoptez un podenco craintif ou trauma, il faudra anticiper afin de ne pas le mettre en situation de trop grand stress. Il faut l'amener à progresser mais en douceur.

Pensez qu'il est toujours difficile de récupérer un grand trauma en fuite, même s'il est là depuis quelque temps car ses vieux démons vont vite le rattraper. Même s'il vous connait, il peut ne pas revenir car trop parasité par ses peurs et son désir de fuite!

Donc, pour les balades, bien le sécuriser et passer la main dans la laisse. Il ne faut surtout pas le mettre en situation de se débattre, une sortie de harnais est facile, donc si stress, allez vers lui, mais ne le tirez pas vers vous.

Evitez les attaches au collier, déjà votre podenco à le cou long et il n'aime pas ça et ce n'est pas assez sécurisé. Le collier sert à  mettre la médaille.

Evitez aussi les laisses enrouleur, trop lourdes à tenir, glissantes. Imaginez vous en fuite avec un enrouleur qui vous court derrière! Le chien va fuir encore plus.

Pour les chiens craintifs, n'hésitez pas à utiliser un harnais de sécurité et une double attache.

Vous pouvez aussi attacher le chien à vous,par une boucle en fer.

Passer ces premiers moments d'arrivée, qui mêlent stress et bonheur, votre podenco va prendre ses repères

Le podenco n'est pas fugueur, mais peut avoir peur. Là, en effet, la conséquence peut être la fuite, ce qui n'est pas vraiment une fugue.

Fuir n'est pas fuguer! 

 

Certains podencos, arrivés depuis longtemps fuguent. Pourquoi? (Juste un petit rappel: les fugues concernent toutes les races confondues.Le podenco n'est pas plus fugueur qu'un autre, Il suffit de regarder Pet Alert pour s'en rendre compte).

Là, il faut se questionner et chercher à comprendre son chien. Il peut s'ennuyer, manquer de stimulation, ou avoir pris l'habitude de fuguer. Cela devient un jeu!  Le chien apprend par l'expérience. S'il saute une fois votre clôture, il le retentera. L'important est donc de ne pas, dès le début, lui en laisser l'opportunité. Il nous suffit d'avoir les bons comportements dès le départ. Education, lien et balade. Un chien qui sort de chez lui est moins fugueur, cela développe le lien par l'éducation et le partage. Un podenco n'aura pas le même besoin d'activité qu'un autre podenco, à nous de repérer ses besoins et de nous adapter.

C'est trop facile de dire que son podenco fugue et, au passage, que c'est la race qui veut ça, si on ne le sort jamais ou pas assez, qu'il passe ses journée au jardin seul, sans vous, ou qu'on lui a laissé sauter les clôtures ou les murs en trouvant cela anecdotique. On doit reprendre le comportement de son chien et aussi en changeant le notre!

C'est à nous de lui montrer ce qu'il a le droit de faire ou non, à nous de le contenir et de l'éduquer. Si on ne le fait pas, lui va prendre ses repères tout seul et faire ce qu'il veut! 

Le podenco est très attentif à son environnement, du fait de son instinct de chasse, il doit donc comprendre là où est la limite! Si votre terrain est au milieu de la forêt et que Bambi et Pampam le lapin le narguent toute la journée, il trouvera une solution! Donc là en effet sur certains terrains, hautes clôtures et surveillance, mais pas plus qu'un autre chien de chasse!

Donc la majorité des podencos ne fuguent pas mais ça arrive, pour plein de raisons mais pas plus qu'une autre race! 

Par contre, ce que certains appellent "fugue" n'est ni plus ni moins que de la chasse.  Chasser n'est pas fuguer. Certains podencos manquent de rappel, en balade ils furètent et partent chasser, cela ne s'apparente pas pour autant à une fugue.

 

Le podenco fugueur et chasseur?

Et le podenco chasseur?

Certains podencos ne chassent pas, mais je vous l'accorde ils sont peu nombreux. Un lapin passe et la majorité des podencos courent. C'est là où l'éducation intervient!

Le podenco est un chasseur. Il a été éduqué et exploité pour la chasse. S'il ne chasse pas il meurt, tué ou abandonné par son chasseur!

Donc, oui, vous adoptez un podenco, ce n'est pas un chien de berger. Un podenco est en plus très observateur et ultra vigilant à son environnement. Il est donc très réactif aux stimuli d'où qu'ils viennent.

Le podenco a un instinct de chasse développé et en plus il a dû survivre. Cela fait de lui un super chien, aux sens très aiguisés.

Donc que faire?

Et bien déjà ne pas le lâcher avant d'être au clair sur son comportement et de pouvoir le contrôler au maximum. Si lapin, souvent votre voix ne suffira pas, donc il faut trouver des endroits loin des routes afin qu'ils puissent se balader sans risque.

Après, la laisse ne remplacera jamais l'éducation! JAMAIS! Une laisse ça casse, ça se lâche,alors que le lien à son chien ne se brise pas. La meilleure manière de protéger son chien, c'est de l'éduquer. Alors, oui, c'est long parfois, mais pas toujours. J'ai eu des podencos qui ont été lâchés après 2 mois, d'autres après 3 ans. Il faut évaluer. Certains podencos ne pourront jamais être détachés avant qu'ils soient très vieux, mais les grandes longes existent. Et il pourra aussi être très heureux.

Des adoptants aussi ne veulent pas les lâcher et cela se respecte. Chacun doit faire ce qui lui semble le mieux. Il vaut mieux ne pas les lâcher si on ne se sent pas près, notre ressenti est important.

Lâcher son podenco ou pas reste une question très individuelle et il faut respecter tout le monde. 

Quand on lâche la 1re fois son podenco, c'est à double tranchant, comment être sûrs? 

Nous devons être responsable! On ne lâche pas un podenco n'importe quand, n'importe où et n'importe comment! 

Le travail en longe est essentiel mais aussi l'éducation quotidienne. Plus vous créez du lien, plus vous sollicitez votre chien, plus vous multipliez les activités avec lui et moins vous prenez de risques. Sachant que le risque 0 n'existe pas, et malheureusement même pour un chien en laisse. Vivre c'est risqué et pour tout le monde.

On vit 15 ans avec nos chiens, on se balade, on part en vacances, on va chez les amis, on reçoit nos amis..On ne vit pas tous dans des bunkers! Vous n'aurez pas toujours l'oeil sur votre chien ou votre laisse, donc éduquez votre chien à rester près de vous!.C'est la meilleure chose à faire. 

Et je vous recommande une éducation positive mais ferme: quand on rappelle au pied, on rappelle, le chien vient jusqu'à nous! Il ne faut pas le lâcher. Et, au départ, en balade, quand il fixe et se tend, hop on le rappelle. On se doit de l'observer, et de travailler avec cohérence et constance. L'attention du podenco en extérieur virevolte, il sent, voit, et peut comme tous les chiens isoler les sons. Il peut donc isoler ce qui l'intéresse. Alors patience et fermeté,mais la bête est têtue! 

Et vous pouvez aussi vous faire aider par des professionnels.

Maintenant, encore une fois, un podenco s'éduque aussi bien qu'un autre chien si on prend le temps, car oui il est souvent chasseur, mais il est aussi très intelligent et curieux. Elle a 6000 ans notre "bête", c'est pas rien! Il en a de l'expérience de vie, notre podenco, mais il doit apprendre à nous faire confiance et à nous écouter. Et quand c'est fait c'est le bonheur. Merveilleux podenco qui force notre admiration, tellement sa capacité d'adaptation est grande. On ne serait pas capable de faire un quart de ce qu'il fait! 

Qui peut se faire malmener toute sa vie, dormir dans la terre, dans son urine et sa merde, ne pas manger, se faire taper dessus dès que le deux pattes arrive, et se retrouver le lendemain dans une maison, être propre, ne rien abîmer, accepter les chats qu'on chassait la veille pour se nourrir, chercher les caresses et nous donner attention et affection? Bah le podenco peut le faire! Pas tous, mais une bonne majorité!

Alors croyez bien que j'ai un profond respect pour ces chiens et que partager ma vie avec eux est une source d'émotion quotidienne pour moi et j'espère pour eux. 

 

Le podenco fugueur et chasseur?
Le podenco fugueur et chasseur?

Et les assos dans tout ça? Pourquoi certaines décrivent le podenco comme fugueur-sauteur?

Le podenco chasse aux bonds. C'est à dire qu'il saute, parfois très haut, pour débusquer et faire sortir le gibier des fourrés. C'est un chien athlétique donc physiquement, il peut sauter sans problème.

Mais pourquoi faire? Quand il chasse son objectif c'est le gibier, mais sauter votre clôture?

Il ne faut pas tout mélanger, la plupart des chiens peuvent sauter ou grimper, mais encore faut-il qu'ils aient le désir de le faire et le podenco est comme tous chiens, il est heureux d'avoir un adoptant, une maison,et une gamelle. C'est un chien différent par son parcours de maltraitance, mais cela s'arrête là, c'est un fabuleux compagnon qui va vous aimer et aimer sa maison.

On voit sur le net des photos de podencos sauter des grillages, et murs. Mais en cherchant, on voit aussi des photos de petits chiens le faire, et des grands toutes races confondues! Encore une fois le podenco est diabolisé. Comme si c'était une signature! Le pod saute! N'importe quoi.

Si les podencos étaient si fugueurs vous croyez qu'ils resteraient auprès de leurs chasseurs qui les maltraitent? Ils ne sont pas toujours attachés. Le podenco est pour son plus grand malheur un chien loyal et attaché à son maître.

 

Le podenco fugueur et chasseur?

Beaucoup d'adoptants se plaignent des conditions draconiennes pour adopter un podenco. 

En même temps, il faut toujours penser que les associations ont la responsabilité des placements et c'est la vie de chiens dont il est question. Donc bon, encore heureux qu'elles fassent attention.

Après, oui, vous avez des assos qui colportent facilement que le pod est ingérable, car soit très honnêtement seuls les galgos comptent pour elles donc peu importe la communication sur les pods, l'essentiel étant ailleurs!  Soit elles pensent que c'est vrai qu'il est ingérable par méconnaissance du chien, peu de bénévoles d'asso ont des podencos. 

Si on regarde quelque chose ou quelqu'un en se disant qu'il va y avoir problème souvent en effet le problème arrive. Si  on regarde le podenco en se disant que c'est un chien difficile, on risque de le rendre difficile. Le podenco est un chien, une bête sympa et amicale, on respire tout va bien :) .

L'expérience et les adoptants, tous de profils différents, nous montrent que le podenco, en dehors de son côté chasseur, est un chien facile à vivre et semblable à beaucoup d'autres. Oui il y a des podencos plus difficiles mais ce n'est pas la majorité. Et on ne doit pas oublier leur passé! Quand on adopte, on donne du temps à son chien, c'est pas clé en main, le lien,la confiance et la complicité se construisent. Laissons lui le temps d'apprendre à vivre à nos cotés. Si on est pas près à faire cela, il ne faut pas adopter, et quelque soit le chien.

Le pod est sacré pour nous adoptants, mais cela reste un chien, un super chien, mais un chien qu'il faut parfois savoir désacraliser. Il y a tellement de fantasmes sur les pods! Certains le voit comme si spécial, différent, cela ne lui rend pas service non plus.

D'autres assos, par sécurité pour leurs chiens, pensent, en exigeant des clôtures hautes, qu'elles vont les protéger. Cela part d'une bonne intention, sauf que, dans les faits, cela ne les protège pas vraiment. Mais quels choix ont-elles? 

L'actualité nous montre qu'il y a peu de fugues en fait. Les drames, ce sont les fuites du début d'adoption, liées à la peur, et une laisse qui rompt, ou qui est lâchée. 

Donc bon, prévisites, suivis, conseils d'éducation sont les meilleures alliés des associations.

Choisissez bien votre asso et favoriser des assos qui parlent bien des podencos et qui soutiennent leurs adoptants en cas de problème! 

Accueillez votre podenco avec confiance et mettez de coté ce que vous avez lu de négatif! Les chiens sont des éponges, et si vous êtes stressés, il le sentira et l'arrivée peut se compliquer. Ce serait dommage! Je sais ce n'est pas facile vu ce qu'on lit mais si vous accueillez votre podenco en étant confiant, ça ira très bien et cela l'aidera à se poser.

Alors voilà, j'espère avoir fait le tour. N'hésitez pas à vous rapprocher des adoptants de podencos sur notre page facebook Le Cercle des Podencos.

Donc la conclusion serait:

Futurs adoptants, rassurez-vous. Certes, le podenco ne vous collera peut-être pas "aux basques" en balade, car il aime fureter, mais, avec de l'éducation, beaucoup pourront partager vos balades en étant libre et proche de vous grâce à un bon rappel. Et pour les autres, et bien la longe.

Certains même vous colleront "aux basques"! On voit de tout! 

Et chez vous, chez lui, le podenco ne tentera pas de partir, trop heureux de vous avoir enfin trouvé! Si le podenco a une qualité, c'est l'intelligence, et croyez bien qu'il ne va pas fuir ce bonheur si précieux!

Prenez des précautions au départ, pensez que vous ne vous connaissez pas et que la confiance se gagne avec le temps. 

Soyez serein mais vigilant! 

Beaucoup d'entre vous, à l'arrivée de votre podenco, allez vous dire "tout ça pour ça!"

"Tout ce foin pour pas grand chose en fait, mon podenco est arrivé et s'est adapté en une semaine!", ou encore "Et ben si j'avais su, j'en aurai déjà 4!!!" Bienvenu au club. 

Et oui, en effet il y beaucoup de chance que pour que ce soit le cas, car ils sont extra ces pods, extraordinaire d'adaptation.

Et pour les autres, patience, temps, amour et sérénité (ça fait un peu amour, gloire et beauté non?! :-) ), et votre pod deviendra le super chien que vous attendiez.

Rappelons-nous qu'adopter, c'est prendre un chien comme il est, le comprendre, et trouver un bonheur commun. Cela ne se fait pas sans compromis, doutes et réflexions, mais toute l'aventure est là! 

Personnellement, ils m'accompagneront toute ma vie et, à la fin, j'adopterai des vieux croûtons de pods, comme moi! Car ma vie à moi ne se fera jamais sans un podenco. La votre, à vous de voir... mais vous passez à côté d'une belle aventure! L'adoption quel que soit le chien est un beau chemin.

On vous aime, les pods. On vous aime, les chiens.

Le podenco fugueur et chasseur?
Le podenco fugueur et chasseur?
Le podenco fugueur et chasseur?
Le podenco fugueur et chasseur?

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La Protection animale charognarde, il y en a marre!

Publié le par Podencostory

La Protection animale charognarde, il y en a marre!

La PA charognarde il y en a marre! Mais bouffez-vous entre vous!
Tous ceux qui suivent un peu l’actualité en protection animale, pour ce qui nous concerne, les lévriers d’Espagne, sont confrontés régulièrement aux conflits inter assos et aux lynchages d’adoptants! Dès qu'un problème survient avec un chien, certains s'en emparent pour faire passer l'association qui a placé ce chien pour incapable, irresponsable, "une mauvaise association qui fait vraiment n’importe quoi" et l'adoptant pour un maltraitant!
Alors quand on est là depuis longtemps, quand on commence à être un vieux croûton dans la PA, on commence à réaliser que c'est toujours les mêmes qui attaquent...toujours..Et ce sont les premières aussi, à hurler au scandale, et bla bla bla....Les premières! Et à dire que les assos ne s'aident pas, à faire croire qu'elles veulent fédérer....Cela fait bien longtemps que les actes nous ont montré que l'objectif n'était pas celui là mais bien de pourrir les autres et de tirer son bout de couette!

Pas très glorieux, mais il semble que pour certaines, ce soit un vrai travail à temps plein!
On réalise aussi, que d'autres associations font leur travail avec discrétion, centrées sur leurs chiens, leurs sauvetages, parfois attaquées, mais jamais attaquantes. Leur énergie précieuse leur servant à sauver, aider, soutenir, à construire un avenir pour les chiens. Et aussi à soutenir d'autres assos en les aidant pour leur transport, leur prévisite....

Et les adoptions dans tout ça?
Quand on adopte un chien, on vit avec pendant des années. Avec bonheur, certains chiens adoptés jeunes, vont partager 15 ans de notre vie.
15 ans.
Il s'en passe des choses en 15 ans.
En 15 ans la situation des adoptants peut changer diamétralement! La vie nous réserve des surprises, nos chemins ne sont pas toujours tracés d'avance, on peut perdre le contrôle mais aussi le reprendre, on peut se retrouver dans une situation matérielle ou affective compliquée, bref la vie quoi.
En quoi les assos en sont responsables? Elles ont confié un chien à un moment donné d'un parcours de vie. Elles auraient dû anticiper que cet adoptant allait perdre son travail ou faire une dépression, devenir alcoolique? Comment ça se passe, chaque association doit se munir d'un médium qui validera les adoptions?
Ce sont les adoptants qui sont responsables des vies qu'on leur confie, il gère la plupart du temps tout ces aléas avec responsabilité même si parfois à des moments ils sont moins disponibles pour leur chien. Cela ne fait pas d'eux des mauvais adoptants à qui il faut reprendre le chien. Nos chiens traversent des moments compliqués avec nous, mais on est là, les uns pour les autres, et nos chiens sont souvent d'une grande aide pour nous remobiliser!
En 15 ans, on en fait des erreurs! Et? Qui n'en fait pas? Un chien c'est une attention de chaque moment, nos lévriers sont chronophages de par leur trauma, leur parcours, et oui en 15 ans il s'en passe des choses et parfois des drames, même si on est responsable et que ce sont nos précieux.
Après, oui certains adoptants font n'importe quoi ( là on parle exclusivement de ceux qui les balancent sur le bon coin et les rendent après 4 jours ou 10 ans) ils n'ont souvent pas pris la mesure de l'attention à avoir, pas pris la mesure du traumatisme de leur chien, ou de l'engagement qu'il faut pour adopter mais c'est pas non plus une raison pour les lyncher.


Et les assos qui placent alors? 
En quoi l'association est responsable de l'irresponsabilité de l'adoptant? Beaucoup d'entre nous savent pour l'avoir vécu, qu'on se trompe! Même en faisant des prévisites, on se trompe! Personne n'est à l'abri, et des mauvais placements cela arrive à TOUS! Des retours, des drames cela arrive à tous! Humilité, c'est un joli mot pourtant.
Sauf que certains s'emparent des drames des autres pour en faire de la merde!

Et que peut faire l'asso si ça se passe mal?

Mais pas grand chose! Les contrats ne valent rien, le chien est la propriété du maître! Pourtant on lit souvent "mais enfin que fait l'asso, qu'elle le reprenne!!" Oui, elles aimeraient bien mais c'est pas toujours possible.
Et si on arrêtait d'être malhonnête intellectuellement, on admettrait que juridiquement, reprendre un chien à un adoptant est très difficile! Sauf si le chien est dans un état catastrophique.

Et pour ceux qui ont trop de chiens?

Oui il faut des prévisites, on est tous d'accord, mais parfois la confiance nous aveugle...
Et encore heureux, qu'on ne soit pas tous parano et qu'on ne pense pas forcément que la présidente d'à côté est atteinte d'une pathologie mentale qui fait qu’elle accumule les animaux.

Et les chiens perdus?

Oui on a envie de hurler quand on voit qu'un lévrier vient d'être perdu alors qu'il venait d'arriver, oui on a envie d'hurler" et les consignes de sécurité bordel"!  Mais encore une fois, lyncher les gens ne sert à rien, ne fait rien avancer, n'aide personne, et autant mettre son énergie dans les recherches du chien! Les assos, pour la plupart, ont donné les consignes, les ont répété, en quoi sont-elles responsables? Et plein de fuites pourraient être évitées mais d'autres sont des accidents, et personne n'est malheureusement à l'abri, même le meilleur des adoptants.

En fait, si on était vraiment honnête, on dirait surtout que tout ça, les fuites, les mauvais placements, arrive à TOUTES les assos! Mais certaines pointent les erreurs des autres. Tellement plus facile.

Etre tous vigilants, s'entraider, ne peut se faire que dans la confiance et l'indulgence! Ce n'est pas en se tombant dessus qu'on va y arriver. Sans confiance, personne ne partage les informations, tout le monde a peur de se faire lyncher donc chacun reste dans son coin et évite de communiquer avec les autres. On crée en fait, par nos comportements, ces situations de grande maltraitance.

La PA est dans un  tel climat de défiance, que placer un chien, va bientôt générer chez les bénévoles, plus de stress que de joie! Ras le bol! 

Qui va oser dire aujourd'hui avec les furies qu'on connait " je me suis trompée" ou "j'ai besoin d'aide"! Qui, un suicidaire?

Être bénévole asso c'est un travail très difficile.

Et dans la protection animale, il y a les fameuses furies prêtent à dégainer leur haine dès qu'un événement le leur permet ( celles là personne pleurera leur disparition)  mais il y a aussi de chouettes bénévoles, investis et centrés sur les chiens!

Plein de gens n'ont ni l'envie ni la force de le faire! Plein de gens ne se sentent pas concernés par la détresse animale! Alors préservons les ces personnes qui font du bien, et qui parfois, oui, se trompent! Seuls ceux qui ne font rien ne se trompent jamais. 

Si vous saviez ce que ces gens donnent en temps, en engagement, en coeur, en larmes et en culpabilité parfois! Et ces gens là, sont bousiller par les "il y a" , "faut que" qui les attaquent inlassablement, jusqu’à ce que leur engagement disparaisse, et qu'il laisse place à de la colère et un profond désarroi.

Vous imaginez l'énergie qu'il faut pour encaisser la maltraitance, les chiens qu'on a pas pu sauver, les retours d'adoption? Vous imaginez la responsabilité qu'on prend quand on place un chien? Mais c'est des warriors qui arrivent à faire ça! On doit les protéger ces personnes, en prendre soin.
Donc si les assos charognardes pouvaient se bouffer entre elles et laisser les autres se concentrer sur leurs sauvetages, bah ce serait chouette!
Nous adoptants nous avons aussi notre rôle à jouer en choisissant chez qui on adopte, et nous devrions tous adopter chez des associations qui respectent les humains et les autres assos! Alors peut-être que cela changera.
Donc prenez le temps, observez et faites le bon choix!
Vous n'adoptez pas juste un podenco ( même si c'est déjà énorme) mais une asso.
Adoptons chez les assos qui ont aussi des valeurs humanistes et une morale.

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Bonnes fêtes les Galgos!

Publié le par Podencostory

Les podencos se sont creusés la tête pour savoir comment fêter la journée du galgo!
 
Bon vous les connaissez, jamais avare d'idée!!
Ils avaient d'abord pensé à faire un méchoui de Galgo, petits oignons et légumes de saison....
Il avait trouvé une petite parfaite pour l'occasion, Cana que nous avons covoiturée ce weekend!
 
Cana

Cana

Je leur ai dit " arrêtez vos conneries"!
Réponse " bah quoi à la fête du cochon, on mange le cochon!! "!! 
Oui, en effet et c'est pas normal! 
 
Alors ils ont proposé une nouvelle définition du galgo sur wikipédia and co....
Pour l’instant on lit ça:
Le galgo: "le galgo a une silhouette élégante, une morphologie harmonieuse, avec sa profonde poitrine et son ventre creusé, des oreilles en rose, un long museau, un fouet de coursier et des cuisses athlétiques".
 
Et les pods ont proposé cette version: "Un galgo c'est une grosse bête, mi chien-mi grenouille, avec un gros tronc et des petites fesses, des yeux en forme de calots, une queue de ragondin, et des cuisses de body builder qui aurait oublié de muscler le reste."
Ah l'humour des podencos, je leur ai déjà dit que c'était pas drôle, mais ils récidivent, têtus comme des mules, d'où les oreilles!
 
Je leur ai précisé que c'était leur fête et qu'il s'agissait d'être gentil!
 
Alors ils ont écrits ça:
 
"Galgos, vous êtes beaux avec vos petites têtes de mulots.
Vous sentez bon le sablé chaud ( grand compliment pour un pod qui met la nourriture au top 1 de ses priorités) .
Vous êtes doux comme des agneaux ( s'ils pouvaient éviter les rimes quand même ce serait bien) .
Si notre maman vous accueille de nouveau,  on sera gentils, doux, on vous fera une place au chaud.
Bonne fête à nos amis galgos! "
 
Bon c'est mignon! Je suis contente!
 
Tout ça pour vous dire, avec un peu d'humour, que notre combat pour les podencos n'est pas un combat contre les galgos, nous aimons tous les chiens!
J'ai eu des galgos en accueil et croyez bien que si la double peine était pour eux je n'aurai que des galgos!
Les podencos sont discriminés, victimes de représentations négatives, nous devons combattre ces représentations au quotidien afin de leur donner une chance de vivre autre chose qu'un trou de terre et un quignon de pain! Il s'agit de justice pour tous quelque soit la race!
Une forte pensée pour les chiens de chasse et croisés de cette terre qui subissent l'enfer en Espagne et ailleurs!
 
 
Bonnes fêtes les Galgos!
Bonnes fêtes les Galgos!
Bonnes fêtes les Galgos!
Bonnes fêtes les Galgos!
Bonnes fêtes les Galgos!
Bonnes fêtes les Galgos!

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Quel espoir pour les podencos?

Publié le par Podencostory

Quel espoir pour les podencos?

Un article vient de paraître dans le National Geographic sur le massacre que subissent les galgos.

Dans cet article pourtant très étayé et fourni, il y a une phrase, entre parenthèses, qui parle des podencos.

1 phrase, entre parenthèses... (ah oui, au fait, les podencos aussi, sont massacrés!)

Alors où sont passés les podencos?

 

Les podencos, un problème de fond!

 

C'est à n'y rien comprendre! Est-ce la faute des journalistes? Non! Pour parler des podencos encore faut-il savoir qu'ils existent.

Les journalistes, comme les adoptants, ne peuvent pas savoir que les pods existent. Si les acteurs de terrain, les associations spécialisées,  ne leur disent pas.

Cela voudrait dire que les associations qui ont été questionnées, interviewées, n'ont pas parlé des podencos? Mais comment? Comment omettre cela, quand autant de Galgos que de Podencos sont massacrés en Espagne?

Comment et pourquoi? C'est une vraie question.

Comment s'expliquer que les personnes qui connaissent le problème ne parlent pas des podencos?

Comment omettre cela alors qu'on sait tous que les podencos manquent de visibilité et du coup qu'ils sont 100 fois moins adoptés? Ne devrait-on pas en parler du coup 100 fois plus? En faire une priorité?

Quand on parle des abattoirs, on parle des cochons et pas des vaches?

Quand on parle de la maltraitance des animaux dits domestiques, on parle des chiens et pas des chats?

On sélectionne car on aime plus les vaches que les cochons, les chiens que les chats...

Cela ne devrait-il pas être à souffrance égale, traitement égal? On se bat contre des traditions de chasse, et on se bat pour tous les chiens victimes de cette tradition de chasse, non?

Mais c'est peut-être moi qui n'ai rien compris, qui ne veux pas comprendre.

Peut-être que la porte d'entrée de tout ça, de ces sauvetages, de l'investissement associatif, c'est le galgo, juste le galgo, de sauver une race en fait et pas le désir de lutter contre une tradition de chasse abjecte qui touche des chiens, plein de chiens, de races différentes.

 

Quel espoir pour les podencos?

Je pense que pour beaucoup d'assos, en effet  ce qui les a motivées à s'investir dans le sauvetage c'est la race. Ce sont au départ les passionnés de lévriers qui se sont mobilisées  pour sauver ces chiens.

Sauf que le Galgo n'est pas le seul à être victime de cette chasse ancestrale avec des lévriers. Une autre race l'est en même nombre, le podenco.

La question de la maltraitance des chiens de chasse est récurrente et ce dans tous les pays. Des chiens enchainés, parqués, des chiens affamés, qui ont moins de valeur qu'un fusil et dont on se débarrasse comme on le ferait d'un "déchet". C'est le lot de millions de chiens de chasse dans le monde. Cette maltraitance est connue et combattue par tous les acteurs de la protection animale globale.

En Espagne comme ailleurs, des milliers de chiens sont maltraités. Braques, épagneuls, survivent, au quotidien, dans des conditions misérables comme ils le font en France. Que faire?

Continuez à nous battre pour que les chiens soient protégés par des statuts d'animaux sensibles et dénoncer encore et toujours.

Mais en Espagne il y aussi la chasse avec des lévriers, une chasse particulière, qui nécessite des chiens particuliers. Des chiens assez rapides pour attraper et tuer le gibier sans que le chasseur n'intervienne, une chasse en meute, une chasse traditionnelle.

Cette chasse se fait avec 2 races, le galgo, lévrier, et le podenco ancien lévrier qui a été déclassé.

Ces chiens sont utilisés en même nombre pour cette chasse et massacrés de la même manière s'ils chassent mal ou en fin de saison de chasse.

Dans certaines zones, seul le podenco chasse, comme dans les zones insulaires.

En Espagne, des milliers de podencos sont victimes de cette chasse.

Le problème concerne donc deux races, et la solution doit donc concerner les deux races! Et c'est là où ça coince!

Car à un moment donné, la chasse aux lévriers sera interdite en Espagne, comme elle l'est dans le reste de l'Europe, mais cela ne réglera pas la question du podenco, qui lui n'est plus lévrier.

Cette chasse traditionnelle continuera avec les podencos qui seront massacrés par milliers.

En ne nous battant pas, dans le même temps, pour les 2 races, nous commettons une énorme erreur!

 

Alors pourquoi ce silence?

 

Un podenco pendu, ce serait moins grave, parce que pas galgo?

Regardez le pauvre podenco de cette photo, la misère incarnée... Et ce serait moins grave car il n'est pas né galgo?

 

Quel espoir pour les podencos?

A la base, je n'ai rien contre les gens qui aiment une race de chien à partir du moment où cela ne les aveugle pas et qu'ils voient la souffrance du chien qui partage la même cage.

Je respecte les passionnés de lévriers, ils ont engagé un combat mais ils ne peuvent pas faire comme si cela ne concernait que les galgos.

C'est une question d'éthique, une question morale.

En France, on a beaucoup d’associations de protection animale qui fonctionnent par race. Un Bobtail, un Berger, etc. est en danger, l'asso le récupère et ça marche comme ça, quasi pour toutes les races. Peu m'importe, l'important c'est de sauver les chiens.

 

Mais là, pour l'Espagne, il me semble que c'est différent. Le point de départ étant une "culture de chasse" et des chiens exploités, maltraités, massacrés au nom de cette "culture", 2 races sont majoritairement concernées et donc 2 races doivent être aidées. Non?

Aujourd'hui en 2016, on peut affirmer, au regard de cet article du National Geographic, que seul le galgo compte, que c'est encore la race du chien qui prime, et qui fera qu'il sera sauvé ou non, adopté ou non, triste constat.

Quel espoir pour les podencos?

Alors, on pourrait avoir pris l'habitude et avoir compris qu'on ne lutte pas pour les mêmes choses, pour les mêmes raisons, mais l'espoir fait vivre!

L'espoir que les acteurs de la protection des lévriers comprennent que le podenco doit être protégé dans le même temps et au même titre, car il est autant victime de cette chasse que le  galgo!

En 2016, le podenco n'est pas une priorité.  90% des articles qui abordent la chasse en Espagne ne parlent que du massacre des galgos.

La majorité des pétitions demandent l'interdiction de la chasse aux lévriers, pétitions soi-disant aussi pour les podencos.

Sauf que le podenco étant déclassé, il ne sera pas protégé par cette loi mais on en parle pas de ça... l'omerta version PA lévriers!

 

Podenco campanero, andalou et Ibiza détenus
Podenco campanero, andalou et Ibiza détenus
Podenco campanero, andalou et Ibiza détenus
Podenco campanero, andalou et Ibiza détenus
Podenco campanero, andalou et Ibiza détenus

Podenco campanero, andalou et Ibiza détenus

Et oui, on devrait avoir l'habitude! Même les associations, qui ont eu parfois la chance d'avoir une vitrine médiatique, ne parlent que des galgos.

Emission de télé, radio, presse écrite à chaque fois que l'occasion se présente, personne ne s'en saisit pour parler des podencos, pas un mot!

Je ne demande même pas à ce que toutes les assos remontent des pods, certaines ne les feraient pas (ou peu) adopter.

Les 2 pods remontés seront noyés dans la masse des galgos et souvent présentés comme "des seconds choix si on ne peut pas adopter un galgo"! Donc en effet autant s'abstenir.

Je demande juste aux assos d'en parler quand elles ont un média pour le faire, pas du caractère du chien, par pitié, mais du fait qu'il soit massacré! Pas compliqué en soi.

 

Quel est le problème de certaines associations avec le podenco?

 

Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas s'occuper des podencos. Surtout celles qui consisteraient à dire que le problème vient du chien!

Voici ce qu'on entend:

"Il y a plein de petits corniauds qui ressemblent aux pods dans les refuges français"

"C'est un chien difficile"

"c'est un chien très actif, destructeur et fugueur"

"On ne fait pas les podencos, faire adopter un pod, c'est un retour assuré"

"Tout le monde ne peut pas avoir un pod car très particulier de caractère".

.................................................................

Cela vous laisse certainement sans voix, ou vous met en colère. Mais c'est bien cela qui est dit sur les podencos par certains bénévoles.

 

Alors que faire? Construire une communication positive sur le podenco et le réhabiliter!

 

Quand on  parle des podencos, en tant que bénévole aux futurs adoptants et bien certains sont réceptifs et se dirigent volontiers vers l'adoption d'un pod. Je le sais, je l'ai pratiqué. Mais encore faut-il avoir l'envie d'en parler.

Il y une malhonnêteté ambiante, de la fausse compassion, "oh oui les pauvres pods", mais beaucoup ne font rien, ne changent pas leur communication, ne les proposent pas aux futurs adoptants, rien. 

Alors parfois ça chouine dans ces assos. "On n'arrive pas à faire adopter les podencos". "C'est la faute des adoptants, ils n'en veulent pas!"

Ah ça! En effet, la plupart des gens ne savent même pas qu'ils existent, enfin qu'ils survivent dans un trou de terre d'Andalousie. Pour les faire adopter, encore faudrait-il prononcer leur nom.

Les chouinements se dissipent vite parce que, soyons honnête, faire adopter les podencos n'est vraiment pas la priorité d'au moins 70% des assos de PA lévriers, en Europe.

Sinon, elles en parleraient des podencos, les mettraient sous la lumière... CQFD!

J'entends d'ici les murmures.

"Elle n'a qu'à la montée son asso, madame qui sait mieux que tout le monde, on fait bien ce qu'on veut!"

Oui, vous faites ce que vous voulez, et d'ailleurs ce que je dis n'annule pas tout le boulot que vous faites pour les galgos! Vous êtes "les pro", les "spécialistes" de l'enfer espagnol, vous êtes les plus à même d'en parler! Alors parlez-en, mais ne nier pas les podencos qui subissent la même chose!

 

Et les autres associations lévriers qui, elles se donnent du mal et mettent de l'énergie à les faire connaître, doivent aussi les réhabiliter, car qui va adopter un chien soi-disant hyperactif, destructeur, et fugueur? Je vous le demande, à part un masochiste?

 

Parce que oui, on a pris un peu l'habitude que le podenco soit invisible, exclu, mais on a dû aussi prendre l'habitude qu'il soit décrit comme difficile et ingérable. Par qui? Certains bénévoles d'assos, toujours les mêmes!

Car quand ils en parlent, c'est pour raconter à quel point ces chiens sont difficiles, à ne pas mettre dans toutes les mains...

Ou qu'il est moins ceci, moins cela... un chien de second choix! Que si on ne peut pas adopter ce fameux beau galgo, gentil et si calme!

1 adoptant sur 2 est confronté à cela quand il demande des informations! Alors il ne faut pas s'étonner. On le sait, car les adoptants parlent de tout ça, des premiers contacts, et parfois c'est affligeant!.

Et du coup beaucoup de personnes se désintéressent du podenco, par peur de ne pas arriver à les gérer, que cela soit trop difficile.

Alors oui, certains bénévoles ont une sacré responsabilité dans le fait que les pods ne sortent pas d'Espagne. Une PA contre productive.

Il y a 15 jours, j'ai eu une discussion avec une bénévole asso qui me dit "vous avez une meute de pods, vous devez savoir y faire car ils ne sont pas faciles..."

Et le pire, c'est que 0 remise en question! Vous expliquez, mais non, vous devez avoir eu de la chance! Vous êtes tombée sur le bon! Ou bien vous devez mentir... Vous vous rendez compte que certains disent que je mens sur mes chiens pour faire adopter les podencos? Quand je dis affligeant, le mot est faible!

 

Et puis, il y aussi la gloriole de raconter qu'un pod c'est compliqué: "moi j'y arrive, mais la majorité n'arrivera pas à dompter ce podenco primitif et sauvage." Mais oui, et la marmotte...

Pardon de vous annoncer sans trompette que le podenco est un chien, un super chien, un chien extra, mais un chien. Pardon, vraiment! C'est un chien qui s'adapte à toutes les familles, à partir du moment, comme pour tout chien, où on lui accorde du temps!

Donc, j'aurais des chiens difficiles parce que pods! CQFD!

Ah, première nouvelle, moi j'ai des chiens faciles et sympathiques (sauf quand ils chassent, mais bon ce sont des chiens de chasse) et ce n'est pas moi qui suis à l'origine de ce petit miracle, ce sont eux, mes merveilleux podencos! Chiens rescue, élevés à coups de pied, affamés, torturés, qui vous donnent leur confiance et s’adaptent si humblement.

 

 

 

 

 

Quel espoir pour les podencos?
Quel espoir pour les podencos?
Quel espoir pour les podencos?
Quel espoir pour les podencos?

Le podenco est un chien merveilleux.

 

Le podenco est massacré, mais il est aussi volontairement oublié de ceux-là mêmes qui devraient et pourraient les aider! Et ça commence dès l'Espagne!

J'ai été déléguée d'asso, je me suis aussi investie dans certains sauvetages, et j'ai vu des sauvetages où on sort les galgos et pas les pods.

J'ai vu des assos espagnoles qui refusent d'intervenir car c'est un pod... justifiant leur acte par le fait que leurs partenaires européens qui les font adopter ne les prennent pas.

Mais il ne faut pas en parler, la vitrine doit rester propre même si derrière c'est pas très glorieux, et surtout pas très juste, car très sélectif.

Le cycle infernal du sauvetage de podenco, un itinéraire qui débouche plus souvent vers la mort, ou la survie en refuge, que vers l’adoption!

Quel espoir pour les podencos?
Quel espoir pour les podencos?
Quel espoir pour les podencos?

Tout cela ne devrait vous donner que des bonnes raisons d'adopter un podenco et le désir, je l'espère, d'en sauver un!

Un conseil, quand vous allez commencer à vous intéresser aux podencos (on est beaucoup à être passés par là): vous allez peut-être tomber sur des délégués qui n'ont pour certains jamais vu une oreille de Pod!

Mais, ils vont vous raconter tout et n’importe quoi. Certains iront jusqu’à vous dire que vous faites une belle connerie et que vous devriez prendre un galgo.

Alors svp, quand ça vous arrivera: avant de tout lâcher et surtout votre désir d'adoption de podenco, rapprochez-vous des adoptants de podencos et des assos podencos!

 

On vit avec! Nous sommes les mieux placés pour vous en parler! Loin des associations, loin des rumeurs, nous on vit avec ces chiens! Et on est nombreux! Avec des vies très différentes: travail, maison, appart, chats, enfants, clôture, tous différents, et pourtant tous adoptants de pods.

Si ça, c'est pas la preuve que le pod est aussi merveilleux et éducable que n’importe quel chien et qu'il s'adapte!

Et dernier conseil, choisissez votre asso! Parce que, oui, il y a des chouettes assos françaises!

Prenez une asso éthique qui sauve galgos et podencos en même nombre, ou tous les chiens, ou une asso podencos qui lutte pour que les podencos soient reconnus et adoptés.

J'ai mes associations "chouchoutes", mais bon à vous de faire votre choix. 

C'est facile, il suffit de suivre leur actualité et d'aller sur leur site. Et demandez aussi s'il y a un délégué qui a des pods. Vous vous apercevrez vite qu'en fait très peu en ont parmi les délégués ou présidents d'asso.

Alors, question: comment parler de chiens qu'on ne connait pas?

Venez nous voir sur le Cercle des podencos, nous ne sommes pas une association, mais des adoptants de podencos!

Et on en diffuse plein de pods, d'associations diverses, qui attendent un gentil 2 pattes comme vous !

https://www.facebook.com/LeCercleDesPodencos/

 

Moi je les ai en face ces merveilleux chiens, au quotidien! Je les regarde vivre et s'épanouir. Ils sont tellement plein de ressources.

Les pods sont joyeux, curieux,  braves, sociables avec leurs congénères, doux et tendres. Les rencontrer c'est les aimer.

Ensemble, on peut faire bouger les choses, alors parlons des podencos!

Je rappelle encore une fois qu'il y a autant de maltraitance en Espagne sur les podencos que sur les galgos. Ils sont torturés et tués en même nombre mais 100 fois moins adoptés! Rien que ça devrait donner à tous les acteurs de cette cause le désir de parler des podencos, le désir de les aider, on devrait tous se sentir concernés!

 

Que fera-t'on des podencos quand la chasse avec les lévriers sera interdite en Espagne? Et elle le sera! Que fera-t'on de ces milliers de podencos qui continueront à être massacrés, en plus grand nombre qu'avant, car ils remplaceront leurs frères galgos? Quel soutien auront-ils? Quel espoir?

Podenco et galgo, une même tradition, un même massacre, un même combat!

 

Quel espoir pour les podencos?

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Gwendal la belle campanero, martyre d'Espagne

Publié le par Podencostory

Gwendal la belle campanero, martyre d'Espagne

Depuis quelque temps, les médias, les réseaux sociaux parlent du sort des galgos, et il était grand temps, ces chiens sont sacrifiés, tués lentement, torturés, car en ne chassant pas ou mal ils déshonorent leur galguero enfin, leur tortionnaire, les galgas sont enfermées dans leur mouroir pour la reproduction intensive, peu nourries et souvent dans le noir.

Mais on entend moins parler des Podencos, à qui le même sort est réservé, ce sont des chiens magnifiques, gentils, affectueux, intelligents, tout comme les galgos.

Il en existe différentes races, mais si vous permettez, je vais vous parler de ma "Pod à moi", ma belle, ma douce, ma sensible, ma merveilleuse Gwendal (Wendy pour la maison) qui est une Podenca Campanera, ne cherchez pas dans les listes de races de chiens, elle ne s'y trouve pas, c'est une race locale de la région sévillane, c'est un lointain croisement avec un mastiff qui a donné des chiens avec un fort poitrail et une grande résistance.

Gwendal est entrée au refuge le 31 mars 2014 dans un état plus que catastrophique, cachexique, son corps n'était que plaies, très peu de poils recouvraient ce corps meurtri, les oreilles tranchées au couteau, les dents limées afin qu'elle ne puisse pas blesser le gibier (ces chiens-là chassent les sangliers, ils ne courent pas si vite que les galgos).

Gwendal la belle campanero, martyre d'Espagne

Marie-José, que je remercie infiniment, a été un des maillons de son sauvetage. Merci à la personne qui l'a signalée au refuge en la voyant au pied d'un arbre, mourante.
Gwendal a eu le courage et la volonté de se battre pour vivre avec l'aide des bénévoles du refuge de Cuenca.

Le 25 mai 2014, quand les portes du camion de l'Espoir se sont ouvertes à Mazarin, très émus, nous t'avons découverte enveloppée dans un manteau rouge que t'avait confectionné ta famille d'accueil espagnole, Inma merci à elle, tes yeux d'une profonde tristesse nous fendaient le cœur, tu étais encore bien maigre, pour nous tu étais déjà si belle !

Tu as beaucoup dormi les mois qui ont suivi ton arrivée même encore, tu as découvert un univers de douceur, de calme et bien sûr des copains et copines.

Tu étais très méfiante et peureuse, ton regard a changé maintenant, on y voit du bonheur.
Maintenant tu viens chercher les caresses, nous sommes heureux, même quand tu nous pinces les fesses pour jouer, coquine ! et, quand tu fais ta fofolle dans les flaques d'eau, nous t'aimons.

Depuis, parmi la meute, est arrivé un autre Podenco, un extraordinaire loulou.

Gwendal était négative leishmaniose au refuge, mais le test qui a été fait quelques mois plus tard s'est révélé positif donc un traitement a été mis en place, nous attendons le résultat du dernier test : nous croisons les doigts !

Ce texte sur Gwendal pour vous dire de ne pas hésiter à adopter un podenco, ce sont des amours sur pattes ou à adopter dans un refuge un chien quel qu'il soit, même leishmanien, maladie non transmissible aux humains et aux autres animaux.

texte que j'ai écrit il y a 3 mois pour ma belle qui est dcd depuis il y a 15 jours aujourd'hui

Gwendal la belle campanero, martyre d'Espagne

Catherine, adoptante de Gwendal

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L'adoption de Pedrin

Publié le par Podencostory

L'adoption de Pedrin

Pedrin est arrivé à la maison, en accueil, fin septembre 2014. Je venais de perdre ma chienne, Tessy, adorable épagneule âgée de 17 ans qui était dans ma vie depuis ses 3 semaines.

L'adoption de Pedrin

Je ne souhaitais donc pas adopter car j'aurais eu l'impression de trahir ma petite compagne mais j'étais partante pour accueillir un podenco. Cela faisait des années que j'allais sur les sites d'associations de sauvetage de lévriers et j'avais été séduite par les podencos. Je me suis donc proposée pour prendre Pedrin en accueil. C'était une urgence car sa famille ne souhaitait pas le garder.

Il n'avait pas eu la vie facile : abandonné par son maître espagnol, il avait été retrouvé attaché, en piteux état. il avait 2 ans environ. Puis il a passé une année au refuge avant d'être adopté en France. Il est resté 2 ans et demi dans sa famille. A 5 ans et demi, il découvrait un nouveau foyer, le mien.

Quand les personnes qui me l'ont emmené sont parties, il a pleuré pendant plusieurs minutes. Un nouveau repère qui disparaissait de sa vie ! Le pauvre était perturbé par tous les changements qu'il vivait. Pedrin est arrivé maigre (14 kg : il frôle les 18 kg aujourd'hui), abattu et sans poils à l'intérieur des cuisses et sur le poitrail. Je pensais qu'il allait rester définitivement "pelé" mais au bout d'un an ses poils ont commencé à repousser.

Pedrin n'était pas un chien peureux même si les portes et les bouteilles en plastique l'inquiétaient (encore aujourd'hui il hésite à pousser une porte et il s'éloigne si j'attrape une bouteille ou si le plastique craque) mais il n'avait plus confiance en l'humain.

A la maison, Pedrin s'est ouvert peu à peu mais il gardait une "distance" : il me jaugeait et de mon côté je le considérais comme un chien de passage mais pas comme "mon chien" ; même si je l'aimais beaucoup, il manquait ce petit plus qui m'aurait donné envie de l'adopter.

Pedrin est un très gentil chien, aucun défaut dans la maison : pas voleur, tranquille, doux, propre, reste seul sans faire de dégât mais dehors il a un instinct de chasse très prononcé.

Chats et moineaux sont ses principaux "ennemis". Quand il en aperçoit il a des poussées d'adrénaline qui lui permettent d'escalader le grillage et de grimper dans les arbres. Dans ces situations, Pedrin n'a aucun rappel : quand il passe en mode "chasse", il n'entend plus !

L'adoption de Pedrin

J'ai dû rehausser la clôture et mettre du grillage à poules dans mes arbres pour éviter qu'il ne passe entre les branches ! Une faille et il la trouvait ... J'ai failli renoncer à le garder en accueil tant c'était pénible par moment. Mais Pedrin avait tout de même de nombreuses qualités et de plus les adoptants ne se bousculaient pas ... J'ai donc persévéré.

Il a fallu plus d'un an pour que Pedrin me considère comme sa maîtresse. Il lui a fallu tout ce temps pour me donner sa confiance. Avant Pedrin m'ignorait presque quand il était dehors : il m'approchait rarement et il ne restait jamais à mes côtés. Le fait de me voir lui suffisait mais s'il ne me trouvait pas, il parcourait le terrain et la maison en tous sens jusqu'à ce qu'il m'aperçoive. Il ne recherchait pas le contact physique, tout le contraire de son comportement dans la maison où il a toujours apprécié les caresses. Par contre quand Pedrin se faisait mal ou avait une crise d'épilepsie, il venait aussitôt vers moi chercher du réconfort et des soins.

L'adoption de Pedrin

Il a 7 ans maintenant mais c'est toujours un chien énergique. Et il est devenu très gourmand : il adore le pain sec mais aussi lécher les pots de yaourt et les friandises pour chiens qu'il a longtemps dédaignées. Quant à son os de pot au feu, il l'adore ! Et ce qu'il apprécie énormément c'est de manger les croquettes que je lui lance aux 4 coins du salon quand il rentre à la maison. Il part à la chasse aux croquettes ! De fait, Pedrin s'est un peu arrondi : il pesait 14kg à son arrivée, 17 kg 3 mois plus tard et aujourd'hui, il doit approcher les 18 kg... mais il est heureux, c'est le principal.

Et un jour, j'ai senti que le lien s'était créé avec Pedrin, tout doucement, au fil des mois et que je ne pourrais plus le laisser partir. Pedrin était mon chien. Je l'ai donc adopté en mai dernier. Son errance est terminée. Il a trouvé son foyer pour la vie.

L'adoption de Pedrin
L'adoption de Pedrin

Valérie, adoptante de Pedrin

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Mes chiens, mes sauvetages et moi

Publié le par Podencostory

Avant de vous raconter l’histoire de ma meute, il faut que je vous parle un peu de moi. Promis, ce ne sera pas long !

J’ai toujours, TOUJOURS aimé les animaux, mais comme ma mère et mon frère sont allergiques, en avoir à la maison était plus ou moins proscrit. Ce n’est qu’à 18 ans que j’ai donc eu mon premier vrai contact avec le milieu. Alors en DUT, j’ai eu la chance de faire mon stage de première année dans une structure de protection animale. L’année suivante : rebelote. Depuis je n’ai jamais quitté ce monde et avoir ma meute est devenu mon rêve.

Pendant ces semaines scolaires passées avec ces chiens venus de France et d’Espagne, puis les journées entières de bénévolat par la suite, j’étais certaine que le jour où j’adopterai, ce serait un chien en difficulté : un invisible. Qu’il soit noir, malade, vieux ou handicapé, peu importait.

A la fin de mon second stage, je n’ai pas pu me résoudre à laisser derrière moi ce petit ‘renard’, ce trauma qui avait attiré mon attention. Je n’avais pas la possibilité de le prendre avec moi de suite parce que j’allais entamer une année de licence en alternance Chartres (28)/Sisteron (04) et que pour un trauma, y’a mieux qu’un déménagement tous les mois. J’ai donc patienté (et lui aussi) pendant près de 400 jours avant de pouvoir venir chercher celui qui est et restera certainement LE chien de ma vie : Pipo.

Mes chiens, mes sauvetages et moi

Croisé Basenji, j’ai lu de lui qu’il était un chien/chat, qu’il n’aboyait que très peu, qu’il avait la dent facile (destruction powa...), qu’il était indépendant, etc... En fait, un peu comme le Podenco. Si sur certains aspects, tout ça était vrai (Pipo détruit, Pipo fait BEAUCOUP sa toilette), sur d’autres, c’était bien loin de la réalité.

Pipo aboie beaucoup, de peur principalement. Plus il aboie, plus il a peur et plus il a peur, plus il aboie... Je vous laisse imaginer la scène. J’ai mis longtemps à trouver la solution qui m’a été donnée par une amie éducatrice et comportementaliste. Comme Pipo est un chien qui réfléchit, lui dire « Non» ne suffisait pas parce que pour lui, c’était « Ok, aboyer c’est pas bien, mais je fais quoi du coup ? ». Il ne comprenait pas vraiment ce que je voulais de lui. Alors quand il se taisait à mon « non », je le félicitais pour lui faire comprendre que c’était CA que je voulais. Ça a été la révélation, pour lui comme pour moi. Depuis, je n’ai plus droit qu’à des grognements ou des « Boufh... » au lieu des crises d’aboiements, c’est bien plus gérable. Pour tout le monde.

Pipo n’est pas indépendant. Il est excessivement attaché de moi. Ou peut-être que c’est moi qui le suis ?

Mes chiens, mes sauvetages et moi

Comme toutes et tous, j’ai fait des erreurs dès le départ. Pour ma défense, on s’était attendu tellement longtemps que j’avais l’impression de vivre cette nouvelle vie comme un rêve. Je voulais profiter à fond de chaque instant. Mauvaise idée... Impossible de laisser mon chien seul sans qu’il ne hurle à la mort et bouffe tout (RIP la porte d’entrée de chez mes parents...), jusqu’à ce que j’applique ces règles que tout le monde connait dans le milieu : pas de fêtes en rentrant, pas d’au revoir en partant, ne pas le laisser décider des moments câlins, des moments jeux, etc... Et tout s’est réglé comme par magie ! J’ai la VRAIE chance d’avoir un chien intelligent, qui comprend très vite les choses parce que du coup, ces erreurs que j’ai commises, j’ai pu les régler en quelques jours, littéralement.

Après six mois de vie à deux, quand ma situation personnelle m’a permis de finaliser une seconde adoption, je suis allée chercher Mori, petite croisée griffon de 6kg.

Mes chiens, mes sauvetages et moi

Elle vient du même refuge que Pipo et elle aussi, je l’avais réservée avant même de pouvoir la récupérer. Mes raisons étaient différentes : alors que Pipo était un coup de cœur, Mori était un sauvetage. C’est avec elle que mes idées de sortir des malchanceux s’est concrétisée. Cette chienne est ‘sauvage’ au sens presque littéral du terme, noire à la face grisonnante, poil dur, âgée de 6 ans (à l’époque)... Vous imaginez bien que ses chances d’être adoptée étaient quasi inexistantes. Surtout que la demoiselle a son caractère : quand certains chiens préfèrent se soumettre, parfois à l’extrême, face à l’humain, elle mordait. Petite mais puissante, il m’en a fallu du temps pour l’amadouer, travail que j’ai commencé avec elle lors de mes heures de bénévolat. Pour être honnête, j’étais assez défaitiste face à la suite. Mon envie de l’adopter était toujours présente, mais je pensais avoir à me battre toute sa vie pour la sociabiliser ou, au moins, pouvoir la manipuler (harnais, véto, soins, etc). Puis je l’ai emmenée chez moi et là, ça a été hallucinant. Des progrès, elle m’en faisait de jours en jours. En trois jours, j’ai pu lui enlever la laisse que je lui accrochais au collier en permanence, pour ne pas avoir à lui courir après au moment des sorties (par exemple). Une semaine et elle me donnait la patte quand j’arrêtais de la caresser mais qu’elle en voulait encore. Un ou deux mois et j’ai pu approcher mon visage du sien. Deux ou trois mois et elle ne me faisait une léchouille sur le bout du nez. J’en ai pleuré ce jour-là. Elle était tellement loin cette petit Mori qui hurlait, mordait et déféquait quand on lui mettait la main dessus... Aujourd’hui, un an après son arrivée chez moi, elle dort sur mes genoux, elle me saute sur le dos quand je ne vais pas assez vite pour lui mettre son harnais, elle « fait le pied » pour demander des câlins.

Mes chiens, mes sauvetages et moi

Il y a encore des progrès à faire, bien sûr, mais encore l’autre jour, j’ai remarqué qu’à présent, je pouvais arriver derrière elle et lui toucher les fesses sans qu’elle ne se retourne brusquement et fuit.

Cependant, mes envies de sauvetage ne se sont pas arrêtées là. Avant même d’adopter Pipo, je savais qu’un ou deux chiens ne me suffiraient pas. Si je m’étais écoutée, j’en aurais eu douze, ou quinze, ou même vingt, mais j’ai su être raisonnable et j’ai limité ma meute à trois. Pourquoi trois ? Je ne sais pas vraiment... Parce que trois ! Et ce dernier membre, celui qui vint compléter notre quatuor, c’est Afra.

Mes chiens, mes sauvetages et moi

Elle est une vraie podenca. Ou presque... Dans tous les cas, plus que Pipo et Mori ! Second sauvetage de ma courte vie : une croisée podenca, relativement âgée (8/10 ans), de couleur banale et en refuge depuis suffisamment longtemps pour que son nom soit en tête de liste d’euthanasie. Les joies des refuges/fourrière...

Cette chienne est la chienne la plus facile du monde. Avec une amie, on s’est amusé à classer nos chiens suivant leur niveau de difficulté, comme dans un jeu vidéo. Si Pipo et Mori sont de bons niveaux ‘expert’, Afra est encore plus facile qu’un niveau ‘débutant’ : j’ai décidé qu’elle était le didacticiel. Propre à la seconde même où je l’ai eue, sage, obéissante, pas destructrice, joueuse, affectueuse, la liste de ses qualités est interminable ! Et pourtant, Dieu sait qu’elle a dut en voir des horreurs dans sa vie.

Mes chiens, mes sauvetages et moi

Ses mamelles n’étaient pas top (sans être affreuses non plus), ses pattes raides, son poil tombait facilement et sa bouche... Sa bouche... Dans un état apocalyptique... Du tartre à n’en plus finir, noir charbon, des dents déchaussées, une haleine de mort et des infections plein les gencives. Ces anciens humains n’avaient pas franchement du prendre soin d’elle, mais qui s’en étonne, quand on sait d’où elle vient ? En fait, s’il devait y avoir un bémol chez Afra, ce serait ça : sa bouche. Plus d’un an que je l’ai et malgré le détartrage, toujours ce problème de gingivite constante. Pas chronique, parce que ça voudrait dire que des fois, elle n’en a pas et que tout va bien. Je dis bien constante. A l’heure où je vous écris, ça fait quelque chose comme un mois qu’elle est sous antibiotiques buccaux (sous prescription vétérinaire !) et l’infection est encore loin d’être enrayée. Mais on ne perd pas espoir de nettoyer tout ça !

Il y a tant de choses que je voudrais encore vous raconter à propos de mes chiens. Leur passé à chacun, la façon dont ils se complètent les uns les autres, l’amour d’Afra pour l’herbe et les sauts de gazelle, la folie de Mori quand elle se met à jouer, la passion de Pipo pour les sauterelles, sa peur des hommes qui restent encore bien présente, les dizaines de mini progrès de Mori, l’obsession d’Afra pour les bisous (« Garde ta langue dans ta bouche Afra ! »), mais ce texte est déjà bien long, je pense que je vais vous laisser tranquille maintenant.

Si je devais conclure en quelques mots, ce serait ceux-là : ne vous arrêtez pas à un descriptif de race trouver sur Wiki ou ailleurs, ne vous arrêtez pas à l’aspect trauma d’un chien, ne vous arrêtez pas au qu’en dira-t-on de votre entourage. Laissez-vous porter par vos sentiments parce qu’avec eux, vous pouvez tout faire.

Mes chiens, mes sauvetages et moi

Regardez-moi : j’ai 22 ans, un caractère de merde (oui, oui, carrément) et pourtant, j’ai trois chiens dont deux traumas que j’ai éduqués, sociabilisés et à rendus heureux (tout du moins, je pense qu’ils le sont). Un jour, ma mère m’a dit « Si tu élèves tes enfants comme tu le fais avec tes chiens, je pense qu’on n’a pas de soucis à se faire. » Alors foncez : si je peux le faire, pourquoi pas vous ?

"Maïlis, adoptante de Pipo, Mori et Afra"

Pour suivre les aventures de cette joli famille

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Nini

Publié le par Podencostory

Nini

Je m'appelle Jenny mais mon petit surnom, c'est Nini. J'habite en Lorraine depuis mars 2012 après avoir été en accueil en Dordogne, plusieurs mois, chez qui ??????? une super nana Katia, folle des podencos comme ma nouvelle maman. J'habite une petite maison à la campagne et j'ai de nouveaux amis : Isis, la shar pei, un bon gros nounours et Ramsès et Cannelle, deux chats que j'adore.

Nini
Nini
Nini
Nini

Les débuts ont été un peu difficile car j'étais très traumatisée. Mais grâce à l'amour et la patience de ma nouvelle maman, j'ai beaucoup évolué. Mes passes temps favoris, la sieste sur le canapé et les grandes balades, surtout l'été à la rivière où je barbote comme une petite folle.

Nini

Ma maman dit de moi que je suis une petite chienne exceptionnelle, comme tous les podencos, non ???? Nous sommes inséparables ! Mon seul défaut : la gourmandise !

Jenny

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Ma Hyona!

Publié le par Podencostory

Ma Hyona!

J'ai été adoptée y a 4 ans, à l'âge de 6 mois .
Maman et papa m'ont donné beaucoup d'amour et de patience car j'étais traumatisée , j'en garde des séquelles encore mais je suis beaucoup mieux .
Je suis très protectrice envers mes maîtres , ma maison , mon frère Stitch ( chihuahua adopté y a 4 mois ) et ma sœur Gin ( shit zu adopté avant moi ) .

Ma Hyona!
Ma Hyona!
Ma Hyona!
Ma Hyona!
Ma Hyona!

Nous sommes une famille heureuse et je m'y épanouie pour mon plus grand bonheur !!!

Ma Hyona!

Je suis docile , j'ai eu des cours d obéissance qui finalement mon révélée très forte dans ce domaine !!
Je suis pas chasseuse , un lapin devant moi et rien ça ne m'intéresse pas .
Mon passe temps favoris la balle , le Fresbee et ma baignade !!!

Ma Hyona!
Ma Hyona!
Ma Hyona!
Ma Hyona!
Ma Hyona!

Bientôt j'aurais une maison , je vais quitter mon appartement douillet mais un peu petit pour faire la folle avec les copains .
A moi le grand jardin pour courir et jouer!

Ma Hyona!

Bien sûr maman continuera les balades facultatifs pour rencontrer des gens et des nouveaux copains !!!
Voilà vous savez tout sur ma vie .

Ma Hyona!

A bientôt

Hyona ( et Aude sa maman)

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